L’Égypte a présenté un modèle global de lutte contre la traite des êtres humains lors d’une session de formation régionale à Dakar.
L’Égypte a présenté son expérience en matière de lutte contre la traite des êtres humains lors d’une formation régionale au Sénégal.

Écrit par : Badr Ahmed
L’ambassadeur Khaled Aref a présidé la séance d’ouverture du cours de formation régional organisé par le Centre international du Caire pour la résolution des conflits, le maintien de la paix et la consolidation de la paix en Afrique (CCCPA) à Dakar, la capitale sénégalaise, du 15 au 19 juin 2026, sous le titre « Vers une approche intégrée : prévenir la traite des personnes et lutter contre le trafic de migrants en Afrique de l’Ouest », avec le soutien du gouvernement néerlandais.
L’ambassadeur Khaled Aref examine le cadre législatif et institutionnel égyptien de lutte contre la traite des êtres humains.
La séance d'ouverture s'est déroulée en présence de Marie-Angélique Diouf, ministre sénégalaise de la Famille et de la Solidarité sociale, et de Carmen Hagenares, ambassadrice du Royaume des Pays-Bas au Sénégal, ainsi que de représentants des ministères de l'Intérieur, de la Défense et de la Justice, et de plusieurs ambassadeurs et chefs de missions diplomatiques accrédités au Sénégal. Trente-huit stagiaires, parmi lesquels des fonctionnaires et des experts de pays d'Afrique de l'Ouest et centrale, tels que le Sénégal, le Mali, le Niger, la Guinée, la Côte d'Ivoire, le Tchad et la Mauritanie, participent à cette formation.

Dans son discours, l'ambassadeur Khaled Aref a passé en revue l'expérience égyptienne en matière de lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, soulignant que l'Égypte a adopté une approche intégrée fondée sur des bases juridiques et institutionnelles claires pour faire face à ces phénomènes transfrontaliers.
Il a expliqué que l'État égyptien a adopté un cadre législatif avancé comprenant deux lois distinctes pour lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, en plus de la mise en place de mécanismes de coordination conjoints entre les différents organismes nationaux concernés, afin d'améliorer l'efficacité des efforts nationaux et de parvenir à une intégration entre les institutions compétentes.
Il a souligné que l'Égypte a accordé une attention particulière à la protection des victimes en créant un fonds dédié à leur soutien et en leur fournissant un abri, des soins de santé et une assistance juridique, ainsi qu'en établissant des centres d'accueil et de réadaptation pour les victimes, ce qui contribue à leur réinsertion sociale et garantit qu'elles reçoivent la protection nécessaire.

L’ambassadeur a souligné l’importance d’une coordination continue entre les ministères et institutions concernés pour lutter contre ces crimes, afin d’assurer une réponse efficace et durable aux défis liés à la migration irrégulière et à la traite des êtres humains.
Il a expliqué que cette formation vise à renforcer les capacités régionales en matière de prévention et de lutte contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants, à développer des mécanismes d'identification et de protection des victimes, à améliorer l'efficacité des enquêtes et des poursuites, ainsi qu'à consolider la coopération judiciaire entre les pays de la région et à utiliser des outils numériques modernes, tout en tenant compte de la dimension de genre aux différentes étapes de la réponse et du traitement de ces problèmes.



