En raison du détroit d'Ormuz, le Kenya assouplit temporairement ses normes en matière de carburant afin d'éviter une crise mondiale d'approvisionnement.
Une décision exceptionnelle prise sous la pression des troubles internationaux

Écrit par Omnia Hassan
Dans une mesure exceptionnelle motivée par des événements extérieurs, le gouvernement kényan a décidé d'assouplir temporairement les normes de qualité des carburants après que les chaînes d'approvisionnement mondiales ont été affectées par les troubles au Moyen-Orient, en particulier dans le détroit d'Ormuz. Hormuz Il s'agit d'une artère majeure pour le transport mondial du pétrole.
Le ministère de l'Investissement, du Commerce et de l'Industrie a autorisé Kenya Une exemption de six mois permet d'augmenter la teneur en soufre de l'essence et du diesel à 50 milligrammes par kilogramme, au lieu des limites plus strictes récemment adoptées dans le cadre des politiques relatives aux carburants propres.
Consultations techniques avant toute prise de décision
Cette décision n'a pas été prise unilatéralement, mais après de vastes consultations avec le Bureau kényan des normes, le Conseil national des normes et le ministère de l'Énergie et du Pétrole, où les autorités compétentes ont mené une évaluation technique complète afin de mesurer les répercussions de la pénurie de carburant sur l'économie et l'activité du marché.

Selon un communiqué officiel publié par le ministère via la plateforme X, cette mesure vise principalement à protéger la stabilité du marché et à garantir que les activités commerciales ne soient pas perturbées par des pénuries d'approvisionnement.
De graves pénuries menacent les stations-service
Ces dernières semaines, les négociants en carburant au Kenya ont rencontré des difficultés croissantes pour se procurer du carburant conforme aux nouvelles normes environnementales, ce qui a entraîné une pénurie notable et menace de transformer la situation en une véritable crise susceptible de paralyser les transports et le commerce.
Les autorités ont signalé que les fournisseurs internationaux étaient incapables de fournir du carburant conforme aux normes requises en raison des perturbations des routes maritimes et de la hausse des coûts de raffinage et de transport.
Retour temporaire aux normes précédentes
La nouvelle politique permet en réalité un retour aux anciennes normes qui étaient en vigueur avant l'adoption de réglementations environnementales plus strictes, offrant ainsi au marché une flexibilité temporaire face aux perturbations de l'approvisionnement.
Le gouvernement estime que cette mesure est nécessaire à court terme pour assurer la disponibilité continue de carburant dans tout le pays.
Des préoccupations environnementales et sanitaires se profilent à l'horizon.
Malgré l’importance de cette décision du point de vue de la stabilité économique, elle soulève d’évidentes préoccupations environnementales, car la teneur élevée en soufre du carburant est liée à une augmentation des émissions nocives et à une détérioration de la qualité de l’air, ce qui pourrait avoir des conséquences négatives sur la santé publique.
Le Kenya avait réalisé des progrès significatifs ces dernières années en matière d'adoption de carburants plus propres, conformément à ses engagements environnementaux régionaux et internationaux, ce qui fait de ce revirement temporaire une étape nécessaire qui ne reflète pas une orientation permanente dans les politiques environnementales du pays.



