Une bataille politique pour la survie : Ramaphosa est sous pression, mais le parti au pouvoir le soutient.
La crise des fermes monétaires remet sur le devant de la scène les appels à la destitution du président sud-africain.

Écrit par : Mohammed Omran
Les tensions politiques s'intensifient en Afrique du Sud, le débat sur l'avenir du président Cyril Ramaphosa s'aggravant suite à une action en justice qui a rouvert la procédure de destitution pour des allégations de vol d'argent dans sa ferme privée.

Alors que l'opposition intensifie sa pression pour le destituer, le parti Congrès national africain a affirmé son soutien total au président, arguant que les récentes décisions de justice n'ont pas prouvé sa culpabilité ni justifié sa destitution.
Ramaphosa est sous pression, mais le parti au pouvoir le soutient.
Cette crise représente pour Ramaphosa l'un des défis politiques les plus difficiles depuis son entrée en fonction, à un moment où le pays est en proie à des divisions politiques et où l'opinion publique attend avec impatience l'issue de cette affaire.
Le Congrès national africain (ANC), le parti politique du président sud-africain Cyril Ramaphosa, a annoncé qu'il le soutenait pleinement alors même que l'opposition continue d'exiger sa démission.
Ramaphosa est accusé de faute professionnelle pour avoir omis de signaler à la police le vol d'importantes sommes d'argent dans sa réserve animalière il y a quatre ans.
Le secrétaire général du parti, Fikile Mbalula, a déclaré : ” La Cour constitutionnelle n’a pas ordonné la destitution du président, elle ne l’a pas déclaré coupable de quoi que ce soit et elle n’a pas ordonné sa révocation. La Cour n’a pas entériné les conclusions de la commission indépendante prévue à l’article 89. ».

La semaine dernière, un tribunal a rendu une décision autorisant la poursuite de la procédure de destitution contre Ramaphosa, bloquée par le Parlement en 2022.
Une commission parlementaire de destitution a été formée, mais Ramaphosa a exclu de démissionner.
Au moment des élections, Cyril Ramaphosa a annoncé qu'il n'avait pas l'intention de démissionner de son poste et qu'il prévoyait de faire appel du rapport contenant des conclusions défavorables à son égard.
Cette déclaration a été faite lors d'un discours à la nation le lundi 11 mai 2026, dans lequel le président a indiqué qu'il était confronté à des appels à la démission en raison de cette décision, tout en précisant qu'il avait également été encouragé à ne pas démissionner.
Il a expliqué que rien dans l’arrêt de la Cour constitutionnelle ne l’oblige à démissionner, ajoutant : “ Je tiens à préciser que je ne démissionnerai pas. Démissionner maintenant reviendrait à capituler face à ceux qui cherchent à entraver la reconstruction de notre société. ».



