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L’Afrique du Sud se démène pour rapatrier les migrants avant la date limite des marches anti-immigration.

Ahmed Salem

Elle a terminé Afrique du Sud Plus de 15 000 citoyens malawites sont en train de quitter le pays, tandis que des milliers d'autres attendent dans des camps temporaires, alors que les autorités s'efforcent de rapatrier les ressortissants étrangers avant la date butoir non officielle du 30 juin fixée par des groupes de citoyens.

Les marches nationales prévues ont ravivé les craintes de nouvelles violences xénophobes, après des semaines de troubles qui ont déjà fait plusieurs morts.

Des pays comme le Malawi, le Zimbabwe, le Mozambique, le Nigeria, le Ghana, le Kenya et la République démocratique du Congo aident leurs citoyens à rentrer chez eux volontairement.

L'Afrique du Sud rapatrie 8 000 étrangers en deux semaines

Au seul poste frontière de Beit Bridge, plus de 8 200 ressortissants étrangers ont été rapatriés en moins de deux semaines, dont près de 6 700 ressortissants malawites.

Les autorités sud-africaines ont condamné ces violences de type milice, avertissant que les civils ne peuvent pas faire appliquer les lois sur l'immigration.

Ces tensions surviennent quelques mois seulement avant les élections municipales et ravivent le souvenir des attaques racistes sanglantes de 2008 qui ont fait 62 morts.

Les marches étant prévues pour le 30 juin, les forces de sécurité restent en état d'alerte maximale tandis que le pays se prépare à ce qui pourrait être un nouvel épisode explosif.

L'Afrique du Sud implique les chefs royaux dans la résolution des problèmes migratoires

Dans un contexte similaire, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a discuté avec les rois et reines du pays des moyens de gérer la question migratoire et de renforcer le rôle des chefs traditionnels dans le soutien aux efforts du gouvernement pour relever les défis liés à la migration, lors d'une réunion tenue à la résidence présidentielle Mahlamba Ndlovu dans la capitale, Pretoria.

Cette réunion s'inscrit dans le cadre d'une série de consultations menées par le gouvernement sud-africain avec divers partenaires sociaux et parties prenantes, dans le but d'élaborer une vision commune de la gestion des questions migratoires, compte tenu des préoccupations croissantes du public quant à leurs effets économiques et sociaux, et de l'accélération du débat sur les politiques migratoires dans le pays.

Au cours de la réunion, le président Ramaphosa a souligné que les chefs royaux et traditionnels jouent un rôle essentiel dans le maintien de la stabilité sociale et la promotion de la cohésion sociale au sein des communautés locales, insistant sur l'importance de leur contribution à la sensibilisation et au soutien des efforts du gouvernement pour traiter les questions liées à la migration dans le cadre de la loi.

Ramaphosa a fait remarquer que le gouvernement est conscient de l'ampleur des défis auxquels sont confrontés les citoyens, notamment le taux de chômage toujours élevé, l'aggravation de la pauvreté et les difficultés économiques que subissent de nombreuses familles, soulignant que ces conditions exigent de s'efforcer de trouver des solutions équilibrées qui préservent la sécurité et la stabilité et respectent l'état de droit.

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