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Le Sénégal est au bord du gouffre… Les dettes cachées et le coût de la vie élevé alimentent des manifestations de grande ampleur.

Les crises au Moyen-Orient en sont-elles la cause ?

Le Sénégal est confronté à une crise économique croissante due à ce que l'on appelle les ” dettes cachées ”, estimées à environ 7 milliards de dollars. Le régime actuel accuse l'ancien président Macky Sall d'en être responsable, ce que ce dernier réfute, alors que les répercussions directes se traduisent par une hausse du coût de la vie.

Dans ce contexte, des centaines de travailleurs, de syndicalistes et de sympathisants de l'opposition sont descendus dans la rue ces dernières heures pour manifester, dénonçant le coût élevé de la vie et exigeant que le gouvernement respecte les engagements sociaux inscrits dans une charte signée il y a un an.

Les manifestants, parmi lesquels le “ Front syndical pour la défense du travail ” et le ” Front pour la défense de la démocratie et de la République ”, ont formulé plusieurs revendications, notamment la démission du Premier ministre Ousmane Sonko et le rejet de la question de la “ dette cachée ” comme étant invalide.

Quelques jours auparavant, Sonko avait annoncé des mesures d'austérité visant à réduire les dépenses publiques, notamment le report de ses visites à l'étranger et l'annulation des déplacements des membres de son gouvernement, sauf pour les missions essentielles, précisant que des mesures supplémentaires étaient attendues dans le secteur de l'énergie et seraient annoncées ultérieurement.

Le secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs sénégalais révèle les détails

Pour sa part, Mody Guirou, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs sénégalais, a expliqué que les manifestations étaient la conséquence du non-respect par le gouvernement d'un accord antérieur prévoyant le gel des grèves en échange d'une amélioration des salaires et des conditions de travail.

Les revendications des manifestants

Les manifestants ont également exigé la réintégration des fonctionnaires licenciés, une réduction de l'impôt sur le revenu et le versement des primes impayées.

Le président sénégalais met en garde

Dans un contexte similaire, le président sénégalais Bassirou Diomêne Faye a mis en garde contre les répercussions de la guerre au Moyen-Orient, soulignant qu'elle pourrait entraîner des tensions sur les chaînes d'approvisionnement et une hausse des coûts de transport et d'énergie, ce qui aurait un impact négatif sur l'économie sénégalaise.

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