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Trump étend sa campagne d'expulsion ; la Sierra Leone accueille des migrants d'Afrique de l'Ouest

Accord controversé : la Sierra Leone accueillera des migrants expulsés des États-Unis

Écrit par : Badr Ahmed

J'ai reçu Sierra LeoneIl s'agit du premier vol d'expulsion de migrants en provenance des États-Unis, une mesure qui illustre l'intensification de la campagne du président américain Donald Trump visant à durcir les politiques d'immigration et à expulser les immigrants sans papiers vers les pays africains.

Un avion transportant neuf migrants originaires de pays d'Afrique de l'Ouest est arrivé à l'aéroport international de Freetown, aux abords de la capitale sierra-léonaise, selon un journaliste de l'AFP présent lors de l'atterrissage.

Le ministre des Affaires étrangères de Sierra Leone, Timothy Musa Kaba, a déclaré que son pays avait déjà reçu le premier groupe de personnes expulsées, après avoir précédemment indiqué que 25 personnes étaient attendues.

Il a expliqué que le groupe comprenait des migrants originaires du Nigeria, du Ghana, de Guinée et du Sénégal, parmi lesquels sept hommes et deux femmes, qui semblaient être dans un mauvais état psychologique lors de leur transport en bus sous escorte policière.

La Sierra Leone accueille les migrants expulsés des États-Unis

Pour sa part, Doris Bah, une responsable du ministère de la Santé de Sierra Leone, a révélé que tous les expulsés souffraient de graves traumatismes psychologiques pour avoir été maintenus enchaînés pendant des mois lors de leur détention aux États-Unis, ajoutant que la plupart d'entre eux exprimaient le désir de retourner dans leur pays d'origine.

Bah a fait remarquer que certains migrants étaient arrêtés alors qu'ils travaillaient ou même qu'ils pratiquaient des activités sportives aux États-Unis, avant d'être détenus en attendant leur expulsion.

هجرة غير شرعية
immigration clandestine

Selon l'accord conclu entre Washington et Freetown, la Sierra Leone acceptera jusqu'à 300 migrants expulsés par an, à condition qu'ils soient citoyens de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Les autorités sierra-léonaises ont confirmé que certains des expulsés étaient titulaires d'anciens permis de séjour dans le pays, ce qui leur donne le droit de rester jusqu'à 90 jours avant d'être renvoyés dans leur pays d'origine.

Un document publié par le ministère des Affaires étrangères de Sierra Leone, consulté par l'AFP, révèle que les États-Unis fourniront 1,5 million de dollars pour soutenir le programme, notamment pour couvrir les coûts humanitaires et opérationnels liés aux opérations d'accueil et d'hébergement.

La Sierra Leone rejoint ainsi une liste croissante de pays africains qui ont accepté d'accueillir des migrants expulsés des États-Unis, parmi lesquels le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Rwanda, le Ghana et le Soudan du Sud.

En revanche, ces accords ont suscité des critiques de la part des organisations de défense des droits humains, Human Rights Watch appelant les pays africains à rejeter ce qu'elle a qualifié d'« accords opaques », arguant qu'ils représentent une partie d'une politique américaine qui viole les droits humains internationaux.

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