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Le Tigré à nouveau… L’État éthiopien est-il secoué de l’intérieur ?

Des arrangements transitoires bancals et des luttes de pouvoir renouvelées

Écrit par Omnia Hassan

La crise de la région du Tigré est de nouveau au premier plan de la scène politique. EthiopiePour révéler une paix encore fragile après une guerre sanglante qui a épuisé le pays.

Les causes profondes de la crise n'ont pas été traitées.

Malgré l'accord de Pretoria, qui a mis fin aux combats entre le gouvernement fédéral et Ethiopie Selon le Front de libération du peuple du Tigré, les récents développements indiquent que les racines de la crise n'ont pas été traitées, mais simplement repoussées. Entre des accords de transition défaillants et des luttes de pouvoir renouvelées, le pays semble toujours se trouver dans une situation politique instable.

Les racines de la crise de l'État éthiopien

La crise est liée à la structure de l'État éthiopien, fondée sur le fédéralisme ethnique, qui a accordé aux régions de larges pouvoirs mais a renforcé les identités locales au détriment de l'identité nationale.

Avec l'intensification de la concurrence entre le gouvernement central et les régions, le Tigré est devenu un point de tension chronique dans l'équation de la gouvernance, notamment avec les bouleversements politiques survenus après 2018, qui ont profondément redistribué le pouvoir et affaibli les équilibres traditionnels.

L’accord de Pretoria est-il un règlement ou une trêve temporaire ?

L'accord de Pretoria visait à mettre fin à la guerre et à ouvrir une nouvelle voie politique, mais il s'est davantage concentré sur les aspects sécuritaires que sur la résolution des causes profondes du conflit.

Au fil du temps, des lacunes sont apparues dans sa mise en œuvre, notamment dans les domaines du désarmement, de la reconstruction et du partage du pouvoir, faisant de l'accord davantage une trêve temporaire qu'un règlement définitif.

Les tensions s'intensifient au Tigré

Ces développements témoignent de divisions internes croissantes dans la région, avec des désaccords sur la gestion de la phase de transition et le retour de certaines anciennes institutions.

Cette situation a créé un climat de confusion politique et sécuritaire, et a accru la probabilité de nouvelles frictions entre les partis locaux et le gouvernement fédéral.

Les frontières étatiques dans la gestion de la diversité

L’Éthiopie est confrontée à un défi structurel dans la gestion de sa diversité ethnique, car l’État n’a pas réussi à établir un contrat national global, et la multiplicité des centres de pouvoir ainsi que la présence de formations armées locales ont rendu le monopole de l’État sur la violence incomplet, ce qui affaiblit sa capacité à imposer une stabilité durable.

Un projet politique global qui redéfinit la relation

La crise du Tigré révèle que le problème en Éthiopie n’est pas une guerre terminée, mais plutôt une structure étatique encore en quête d’équilibre. Entre une paix fragile et le risque de nouvelles tensions, l’avenir du pays repose sur sa capacité à transformer les accords provisoires en un projet politique global qui redéfinisse les relations entre le centre et les régions.

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