Le président namibien participe à une conférence sur la justice réparatrice au Ghana | Photos
La conférence portera sur la coopération internationale, la reconnaissance historique et les réparations coloniales.

Le président de la République de Namibie, Netumbo Nandi-Ndaitwah, est arrivé à l'hôtel Kempinski Gold Coast City dans la capitale ghanéenne. AccraElle doit participer, aux côtés de plusieurs chefs d'État et de gouvernement, aux travaux de la conférence consultative de haut niveau sur les prochaines étapes de la résolution historique des Nations Unies sur la traite des Africains réduits en esclavage et la justice réparatrice.
La conférence portera sur la coopération internationale, la reconnaissance historique et les réparations coloniales.
Le président devrait prononcer un discours lors de cette conférence, qui réunit des dirigeants mondiaux, des décideurs et des représentants d'organisations internationales, dans le but de promouvoir la coopération internationale sur les questions de reconnaissance historique, de responsabilité et de justice réparatrice.

Cette conférence constitue une plateforme internationale importante pour discuter des questions de justice historique et de l'héritage du colonialisme, ainsi que pour explorer les moyens de soutenir les efforts de réconciliation et de réparation pour les peuples touchés à travers l'histoire.
La Namibie attache une importance particulière à cet événement, car elle y voit une occasion de renforcer sa présence dans les discussions internationales sur la justice transitionnelle et historique, en s'appuyant sur son expérience nationale en matière de gestion de l'héritage du colonialisme, notamment le génocide qui a touché les peuples Herero et Nama entre 1904 et 1908.

La Namibie poursuit ses efforts diplomatiques sur cette question, notamment le dialogue avec l'Allemagne sur les questions de reconnaissance et de réparations, dans le cadre de sa quête de justice historique et de réconciliation nationale et internationale.
Des pourparlers égypto-ghanéens en marge de la Conférence sur la justice compensatoire
Dans un autre contexte, l'ambassadeur Nabil Habashi a rencontré le vice-ministre Ministère des Affaires étrangères Coopération internationale et Égyptiens de l'étranger, avec le ministre ghanéen des Affaires étrangères, Samuel Ablakowa, lors de sa visite à Accra, la capitale ghanéenne, pour participer à la conférence sur « la justice réparatrice et les Africains réduits en esclavage », organisée à la lumière de la résolution des Nations Unies publiée en mars dernier considérant l'esclavage comme l'un des crimes les plus graves contre l'humanité.
L'ambassadeur Wael Fathi, ambassadeur de la République arabe d'Égypte au Ghana, a assisté à la réunion, au cours de laquelle les deux parties ont discuté des moyens de renforcer les relations bilatérales entre les deux pays, qui connaissent une croissance remarquable dans divers domaines, ainsi que des possibilités d'élargir les horizons de la coopération conjointe au cours de la prochaine étape.
Rôle croissant des investissements égyptiens au Ghana

Les deux parties ont souligné l'importance croissante des investissements égyptiens au Ghana, qui contribuent à soutenir les projets nationaux et à atteindre les objectifs de développement durable, témoignant de la profondeur des relations économiques entre les deux pays.
Le ministre ghanéen des Affaires étrangères a également salué la participation de haut niveau de l'Égypte à la conférence, qui vise à discuter des mécanismes de mise en œuvre de la résolution de l'ONU sur la justice compensatoire et à examiner les mesures pratiques à prendre pour soutenir le continent africain dans cette importante question historique.
Cette participation s’inscrit dans le cadre de la volonté de l’Égypte de renforcer son implication active dans les questions africaines et de soutenir les efforts visant à instaurer une justice historique et un développement global pour les peuples du continent.
Dans un autre contexte, le président ghanéen John Dramani Mahama et son homologue ivoirien Alassane Ouattara ont tenu un sommet bilatéral de haut niveau à Abidjan, consacré à l'avenir de l'économie du cacao et au renforcement de la coopération entre les deux plus grands pays producteurs de cacao au monde.
Le sommet a abouti à la signature d'une déclaration conjointe affirmant l'engagement des deux pays à protéger les intérêts des agriculteurs et à assurer la stabilité du marché mondial du cacao.
Cette décision intervient à un moment où l'industrie du cacao est confrontée à des défis croissants liés à la volatilité des prix mondiaux, au changement climatique et à la baisse de la production dans certaines régions, ainsi qu'à la nécessité d'améliorer les revenus perçus par les agriculteurs.
Les deux présidents ont souligné que les agriculteurs doivent rester au cœur des politiques de gestion du secteur du cacao, notant que le Ghana et la Côte d'Ivoire produisent environ 601 030 tonnes de la production mondiale totale de cacao, ce qui leur confère une responsabilité particulière pour mener les efforts de réforme du secteur et garantir la justice économique pour ceux qui y travaillent.



