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Le Niger accueille la deuxième édition des consultations entre les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel et la Fédération de Russie

La capitale nigérienne accueillera, mercredi prochain, la deuxième édition des consultations entre les ministres des Affaires étrangères des pays du Sahel et la Fédération de Russie au Centre international de conférences Mahatma Gandhi.

Cette importante réunion réunit M. Bakary Yaou Sangaré, Ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens de l'extérieur de la République du Niger ; M. Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale de la République du Mali ; M. Karamoko Jean Marie Traoré, Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso ; et M. Sergei Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie.

Cette session de haut niveau s'inscrit dans les efforts continus visant à renforcer le partenariat stratégique entre le G5 Sahel et la Fédération de Russie.

Par le biais de ces consultations, les deux parties réaffirment leur engagement commun à consolider un partenariat fondé sur le respect mutuel, la souveraineté des États, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la promotion d'une coopération fructueuse au service de leurs peuples.

La tenue de cette deuxième session à Niamey souligne le rôle croissant de l'Union du Sahel comme acteur majeur de la coopération régionale et internationale, ainsi que la solidité des relations d'amitié et de coopération entre les pays du Sahel, l'Europe et la Fédération de Russie.

La Cour pénale internationale regrette le retrait des pays du Sahel

Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement entamé les procédures de retrait de la Cour pénale internationale, après le dépôt de leurs notifications auprès du Secrétaire général des Nations Unies, amorçant ainsi un délai légal d'un an avant que le retrait ne devienne effectif, conformément aux dispositions du Statut de Rome.

Les trois pays sont dirigés par des conseils militaires arrivés au pouvoir par des coups d'État successifs, et sont membres de l'Alliance des États du Sahel, qui a récemment adopté une politique de révision de ses relations avec un certain nombre d'institutions régionales et internationales.

La présidence de l'Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale a déploré la décision des trois pays, soulignant que les retraits pourraient affaiblir les efforts internationaux visant à lutter contre l'impunité et saper les efforts visant à rendre justice aux victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.

La Cour a affirmé que le retrait d'un État n'annule pas ses obligations juridiques relatives aux questions et procédures initiées avant l'entrée en vigueur.

Pays du Sahel : la Cour est devenue un outil politique

Les gouvernements du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont justifié leur décision en affirmant que la Cour pénale internationale était devenue “un instrument de domination et de néo-colonialisme”, estimant qu'elle appliquait la justice de manière sélective et ne respectait pas la souveraineté des États africains.

Cette situation s'inscrit dans une orientation politique plus large adoptée par les gouvernements des pays du Sahel pour remodeler leurs relations avec les institutions internationales, après s'être retirés précédemment de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et avoir renforcé leur coopération sécuritaire et politique au sein de l'Alliance des États du Sahel.

Un an avant le retrait

Conformément à l'article 127 du Statut de Rome, le retrait ne prend pas effet immédiatement, mais il entre en vigueur un an après la date de réception de la notification officielle par les Nations Unies.

Et pendant cette période, les trois États restent légalement liés par leur coopération avec la Cour dans les affaires relevant de sa compétence, y compris toute enquête ou procédure en cours avant la date de retrait.

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