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Dans un contexte de graves développements sécuritaires, le Mali nomme un nouveau chef d'état-major des forces armées.

Le Mali est confronté à une crise sans précédent en raison du siège imposé à la capitale par " Ansar al-Islam wal-Muslimin ".

Écrit par : Ziad Abdel Fattah

Le général de brigade Elizi Jean Dao, ancien chef d'état-major adjoint des forces armées maliennes, a été officiellement nommé chef d'état-major des forces armées et, à cette occasion, il a été promu au grade de major général.

Elle s'est placée sous la supervision du général Assimi Goïta, chef de la phase de transition et commandant suprême des forces armées au Mali, et dans le cadre du renforcement chaîne de commandement militaire.

Les forces armées maliennes participent à plusieurs fronts pour défendre le pays.

وسط تطورات أمنية خطيرة.. مالي تعيّن رئيسًا جديدًا لهيئة أركان القوات المسلحة
Asimi Guaita

Cette nomination s'inscrit dans le cadre des efforts continus visant à renforcer les forces armées maliennes, engagées sur plusieurs fronts opérationnels pour défendre le pays et protéger la population.

Cette nomination s'est faite sous la supervision du lieutenant-général Asimi. GuaitaLe chef de la phase de transition et commandant suprême des forces armées, confirmant ainsi son soutien aux forces de défense et de sécurité dans leur mission de garantir la sécurité du pays.

Par cette décision, les autorités entendent renforcer l’efficacité opérationnelle et la coordination stratégique des forces armées maliennes face aux défis sécuritaires actuels.

La capitale est assiégée… une crise sans précédent au Mali

Ces événements surviennent dans un contexte de crise sans précédent au Mali, déclenchée par le siège de la capitale imposé par le groupe Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin, qui a coupé l'approvisionnement en carburant. Le chef du groupe, Iyad Ag Ghali, a juré de renverser le gouvernement et d'expulser ses alliés russes. Parallèlement, le Mali connaît une grave dégradation de la situation sécuritaire, notamment des accusations de collusion entre des officiers de l'armée et des groupes armés, tels que Jamaat Nusrat al-Islam wal-Muslimin, et leur implication dans des attaques récentes. Cette situation complique davantage le contexte sécuritaire et politique, représente une brèche sans précédent au sein de l'appareil militaire et constitue un revers pour le chef du Conseil militaire, Assimi Goïta.

Des questions se posent quant à la capacité de l'armée à progresser compte tenu des arrestations et des pertes qu'elle a récemment subies, ce qui coïncide avec les déclarations des autorités de transition au Mali concernant le lancement par l'armée d'attaques visant à reconquérir le territoire perdu lors des récentes attaques coordonnées.

L'armée malienne a annoncé mercredi avoir tué plus de 50 ” terroristes ” lors d'une série de frappes aériennes visant divers endroits du pays, dans le cadre d'opérations militaires en cours pour traquer les groupes armés.

L’état-major général des forces armées a expliqué que les frappes aériennes avaient également entraîné la destruction de véhicules, de dépôts de carburant et de munitions, soulignant que ces opérations s’inscrivaient dans le cadre de ce qu’il a décrit comme des ” opérations de reconnaissance offensive ” menées à grande échelle par les forces armées.

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