L’Afrique sous pression en raison de la guerre contre l’Iran : le carburant et l’alimentation au cœur de la crise
L'Afrique subit les répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Écrit par : Qusay Ahmed
De nombreux pays africains subissent des conséquences économiques et humanitaires de plus en plus graves en raison de la guerre entre les deux pays. L'Iran Les États-Unis, à l'heure où les craintes d'une crise alimentaire et énergétique qui pourrait frapper le continent dans les mois à venir s'intensifient.
Les perturbations de la navigation et la hausse des prix du pétrole ont entraîné une augmentation significative du coût de la vie et de la production agricole, affectant directement des millions de citoyens qui dépendent de l'agriculture et des importations pour satisfaire leurs besoins fondamentaux.

Selon un reportage de Reuters sur le terrain, dans le nord du Malawi, l'agriculteur Sutini Williams Nsamba affirme qu'il rencontre des difficultés croissantes pour se procurer les engrais nécessaires à la culture du maïs, des arachides et du tabac, et prévient que les perturbations continues des expéditions lors de la prochaine saison des plantations entraîneront une récolte faible et dévastatrice.
Il a ajouté que les prix des produits de première nécessité ont augmenté au point que la vie quotidienne est devenue plus difficile pour les familles pauvres.
L'Afrique subit les répercussions de la guerre au Moyen-Orient.
Ces difficultés se répètent dans plusieurs pays africains où les prix des carburants augmentent de 15 à 40 %, le Malawi enregistrant une hausse de 34 % du prix de l'essence et de plus de 80 % celui du kérosène.
Les experts estiment que le continent africain est le plus vulnérable aux chocs mondiaux en raison de sa forte dépendance aux importations de produits alimentaires, d'engrais et de produits pétroliers.
Malgré l'annonce d'une trêve temporaire entre les États-Unis et l'Iran, les économistes doutent d'un retour rapide à la stabilité.
L'ancien envoyé de l'Union africaine, Simon Molongo, a confirmé que de nombreux pays africains Elle continue de subir des pressions sur les monnaies locales et une hausse des coûts des subventions et de l'énergie.
Les organisations humanitaires ont également averti que la crise actuelle pourrait aggraver la faim et l'insécurité alimentaire, notamment au Soudan, en Somalie et en Éthiopie, où des millions de personnes souffrent déjà de déplacements de population, de sécheresse et de conflits armés.
Les rapports des services de secours indiquent que les livraisons de médicaments et d'aide alimentaire ont été perturbées en raison des perturbations du transport maritime.
En réponse à la crise, certains gouvernements africains ont commencé à prendre des mesures d'austérité, notamment en réduisant la consommation de carburant et d'énergie, tandis que des experts ont appelé à accélérer la mise en œuvre de l'Accord de libre-échange continental africain et à stimuler la production nationale afin de réduire la dépendance aux marchés étrangers.
Les observateurs estiment que la trêve actuelle pourrait offrir au continent un court répit, mais qu'elle ne constitue pas une solution permanente aux crises structurelles qui minent les économies africaines.



