Au Zimbabwe, en Afrique du Sud, une femme accède pour la première fois au poste de juge en chef, un événement sans précédent.
Première femme à occuper le poste de juge en chef

Écrit par : Mohammed Omran
46 ans après l'indépendance du Zimbabwe Afrique du SudLe pays est entré dans une nouvelle phase de son histoire judiciaire avec la nomination d'Elizabeth Gwanza comme première femme à occuper le poste de juge en chef, une décision considérée par beaucoup comme une victoire pour l'émancipation des femmes au sein de l'une des institutions étatiques les plus importantes.
Événement sans précédent au Zimbabwe et en Afrique du Sud
Gwanza a pris ses fonctions officiellement vendredi, suite à sa nomination par le président Emmerson Mnangagwa, succédant au juge en chef Luke Malapa, qui a quitté son poste après avoir atteint l'âge constitutionnel de la retraite. L'annonce a été faite par le biais d'un communiqué officiel publié par le secrétaire général de la présidence et du cabinet, Martin Rushwaya.

La nomination de Gwanza ne constitue pas un simple changement administratif au sein du système judiciaire ; il s’agit d’un événement historique qui témoigne des transformations en cours au Zimbabwe concernant le rôle des femmes aux postes de direction. Cette juge de 73 ans peut se targuer d’une longue carrière juridique s’étendant sur près de quatre décennies, depuis son admission au barreau en 1987.
Au cours de sa carrière, Gwanza a occupé plusieurs postes judiciaires importants, devenant juge à la Cour suprême en 1998, avant d'être promue à la Cour suprême en 2002. Elle a également acquis une expérience internationale grâce à son travail de juge au Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie.
Guanza était déjà entrée dans l'histoire en 2018 en devenant la première femme à occuper le poste de juge en chef adjointe du pays, un poste qui lui a ouvert la voie pour atteindre le sommet de la hiérarchie judiciaire.
Qui est la première femme à diriger le pouvoir judiciaire au Zimbabwe ?
Elle est connue pour son engagement en faveur des droits des femmes : elle a été l’une des premières femmes noires à obtenir un diplôme en droit au Zimbabwe et elle a cofondé le Women and Law Research Project en Afrique du Sud, qui vise à promouvoir les réformes juridiques et à soutenir les droits des femmes dans la région.
Les observateurs estiment que la nomination de Gwanza envoie un message fort sur l'importance de la diversité et de l'égalité au sein des institutions officielles, et pourrait inspirer une nouvelle génération de femmes en Afrique qui aspirent à accéder à des postes de décision.



