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Le Burkina Faso lance une purge au sein des services de sécurité.

Réformes structurelles et licenciements suite au détournement de millions

Écrit par Omnia Hassan

Dans une décision reflétant le durcissement de la position des autorités burkinabè sur les questions de gouvernance et d'intégrité, le conseil a approuvé Ministres  Au Burkina Faso, une série de décisions importantes a notamment consisté en la restructuration d'un organe clé de surveillance de la sécurité, ainsi qu'en la révocation de responsables de la police nationale suite à des accusations de détournement de fonds publics alloués aux opérations de sécurité.

Élargir les pouvoirs de l'organe de surveillance de la police

Le Conseil a examiné un rapport présenté par le ministère de la Sécurité concernant la modification du décret régissant le travail du ministère, qui vise à améliorer l'efficacité de l'Organe national de coordination et de contrôle des forces de police (CONACFP), l'organisme chargé de contrôler la qualité des services de police et de superviser les points de contrôle de sécurité.

En vertu des nouveaux amendements, la compétence de l’autorité sera étendue pour inclure des éléments des secteurs forestier et de l’eau, dans le cadre d’une vision gouvernementale visant à unifier les efforts de surveillance et à renforcer la coordination entre les différents organismes chargés du maintien de la sécurité et du suivi des activités sur le terrain.

Renforcer l'intégration et augmenter le nombre d'inspecteurs

Les réformes comprenaient l’intégration des inspecteurs forestiers et de la gestion de l’eau dans la structure réglementaire de l’agence, renforçant ainsi l’intégration institutionnelle entre les différents organismes de sécurité et de réglementation.

Le gouvernement a également décidé de porter le nombre d'inspecteurs de 15 à 20 afin d'améliorer la couverture sur le terrain et de suivre le rythme de l'expansion des centres de surveillance déployés sur les routes et aux points d'entrée stratégiques. Les modifications apportées au texte prévoient également l'harmonisation des grades et des intitulés de poste au sein de l'agence, afin d'assurer une plus grande cohérence administrative et organisationnelle au sein du ministère de la Sécurité.

Détournement de fonds alloués aux unités de sécurité

Par ailleurs, le Conseil des ministres a examiné les conclusions des enquêtes menées par les agences de police nationales qui ont révélé de graves irrégularités financières au sein de la direction régionale de la police de Bankoy.

Les enquêtes ont révélé l'implication de responsables administratifs dans le détournement d'une somme de 45,216 millions de francs africains, allouée au versement de primes pour les opérations de sécurité et à l'approvisionnement des unités d'intervention rapide de la Police nationale.

Des sanctions sévères et un message clair

Compte tenu de la gravité des incidents qui leur sont imputés, le gouvernement a décidé de révoquer immédiatement les fonctionnaires concernés, conformément au règlement disciplinaire en vigueur au sein de la Police nationale, sans recourir au Conseil de discipline, considérant que la nature des violations exige des mesures exceptionnelles et décisives.

Ces décisions confirment la volonté du gouvernement de moderniser le système de sécurité et d’améliorer l’efficacité de ses institutions, parallèlement à l’adoption d’une politique de tolérance zéro à l’égard de la corruption financière ou de toute violation portant atteinte à l’intégrité et à l’éthique professionnelle au sein des services de sécurité.

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