Les réserves naturelles de Namibie : les meilleures destinations d'Afrique, et leur préservation est garantie par des droits constitutionnels.

Ahmed Salem
Les réserves naturelles de Namibie sont considérées comme la première destination de tourisme durable en Afrique, surpassant l'Afrique du Sud, la Tanzanie, le Kenya, le Rwanda et le Maroc, renforçant ainsi sa position parmi les plus grandes destinations de réserves naturelles d'Afrique et du monde.
Les réserves naturelles de Namibie occupent plus de 401 000 tonnes du territoire national, ce qui en fait le pays possédant la plus grande superficie de réserves à l'intérieur de ses frontières nationales au monde.

Ce pays africain compte environ 86 réserves gérées localement à l'intérieur de ses frontières, où les Africains locaux gèrent eux-mêmes la faune sauvage et perçoivent les bénéfices.
Au niveau des réserves namibiennes, le nombre d’éléphants a triplé par rapport à ce qu’il était auparavant, sans parler des efforts déployés pour sauver le rhinocéros de l’extinction.

Les autorités namibiennes tiennent à protéger les réserves, conformément à l’article inscrit dans la constitution depuis l’indépendance en 1990, car l’ensemble du littoral est protégé par la loi, une réalisation sans précédent au niveau mondial.

Par conséquent, le peuple namibien explique que son pays n'a pas acquis les principes de protection des réserves naturelles et de préservation de l'environnement auprès d'autres pays, mais les a plutôt exportés vers l'Afrique, ce qui lui a permis de construire un modèle intégré que le monde cherche aujourd'hui à imiter.
Propriétaires de réserves naturelles
En Namibie, les propriétaires fonciers privés jouent un rôle important dans la protection de la faune sauvage, ce qui se traduit par de nombreux exemples remarquables d'initiatives de conservation sur des terres privées.

La plus importante de ces initiatives est le parc national Namib-Rand, une vaste zone de plus de 180 000 hectares située au sud de Sessrem. Son fondateur et propriétaire est Albie Bruckner.
De plus, de nombreux aubergistes ont créé des réserves naturelles privées sur leurs terres, en mettant l'accent sur la protection de certaines espèces sauvages.

Au tournant du siècle dernier, la destruction des habitats, les maladies et la chasse commerciale avaient quasiment anéanti la faune sauvage du continent. Les lois de protection ont été promulguées bien trop tard, notamment pour les espèces menacées comme le quagga, pour ne citer qu'un exemple.
Parallèlement, de nombreux animaux étaient classés comme nuisibles, et des récompenses étaient offertes à ceux qui les exterminaient.
Projets de préservation des réserves naturelles
Selon les experts, pour que la faune sauvage africaine atteigne le stade du rétablissement, les autorités doivent investir dans son avenir en étendant la superficie des parcs nationaux et des réserves privées existants afin d'y inclure des systèmes naturels intégrés.

Des projets privés ont déjà réalisé de grands progrès dans ce sens, et si cette tendance se poursuit, les espèces migratrices pourront à nouveau se déplacer vers le nord, le sud, l'est ou l'ouest, en suivant les régimes de précipitations estivales et le pâturage.
Cela entre souvent en conflit, comme par le passé, avec la demande de terres à des fins agricoles, qui sont souvent impropres à l'agriculture en raison de la pauvreté des sols et de l'irrégularité des précipitations.

D’après les experts, la solution réside dans la reconnaissance du fait que les zones sauvages peuvent soutenir une industrie majeure reposant exclusivement sur les ressources naturelles et qu’elles peuvent créer des emplois bénéfiques à de nombreuses personnes. La croissance économique est essentielle à la préservation de l’environnement en Afrique.

Cette nouvelle approche permettra non seulement de lever les barrières érigées par l'homme, mais aussi de renforcer la coopération et le développement aux niveaux régional et national. La nature se rétablit rapidement.




