Russie : Nous ne quitterons pas le Mali… Nous continuons à soutenir le gouvernement dans la lutte contre le terrorisme.
Moscou confirme le maintien de sa présence militaire au Mali

Écrit par : Qusay Ahmed
Le Kremlin a annoncé jeudi que les forces russes maintiendraient leur présence au Mali pour soutenir le gouvernement dans sa lutte contre les groupes armés, principalement le groupe Jama'at Nusrat al-Islam wal-Muslimin (JNIM), lié à Al-Qaïda.
Moscou confirme le maintien de sa présence militaire au Mali
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que le maintien de la présence russe répondait à une demande du gouvernement malien, soulignant que Moscou poursuivrait ses efforts pour lutter contre l'extrémisme et le terrorisme et apporterait un soutien militaire et consultatif aux autorités en place.
Cette prise de position fait suite aux attaques coordonnées menées au Mali ce week-end, qui ont coûté la vie au ministre de la Défense et contraint les entreprises militaires russes à se retirer d'une ville stratégique, un événement qui témoigne de l'ampleur des défis auxquels est confronté le conseil militaire au pouvoir pour étendre son contrôle sur l'ensemble du territoire.
Selon des rapports de terrain, ces attaques s'inscrivent dans le cadre d'une escalade des actions d'une alliance comprenant des groupes liés à Al-Qaïda et des séparatistes touaregs, ce qui a entraîné un redécoupage de la carte d'influence dans plusieurs régions et ouvert la voie à de nouveaux gains territoriaux pour les groupes armés, qui ont également intensifié leur activité dans les pays voisins.

Dans un contexte similaire, le groupe Ansar al-Islam wal-Muslimin a diffusé un enregistrement vidéo dans lequel il annonçait son contrôle d'une base militaire dans la région d'Hombori, au centre du pays, ainsi que de deux points de contrôle près de la capitale Bamako, information vérifiée par Reuters grâce à la comparaison des images avec des images satellites et d'archives.
Le groupe a également menacé d'imposer un siège complet à la capitale, qui abrite environ 4 millions d'habitants, une mesure qui pourrait compliquer la situation humanitaire et sécuritaire, notamment compte tenu de la dépendance de la population aux générateurs privés pour l'électricité.
De leur côté, les analystes ont averti que tout siège potentiel de Bamako pourrait inciter l'armée malienne à concentrer ses efforts sur la sécurisation de la capitale, au détriment d'autres régions, ce qui pourrait donner aux groupes armés l'occasion de renforcer leur influence.
Parallèlement, l'armée malienne a annoncé avoir mené des frappes aériennes dans la ville de Kidal, récemment reprise par les séparatistes touaregs après avoir été sous contrôle gouvernemental depuis 2023 avec le soutien de la Russie.



