
Écrit par Mohamed Ragab
Un tribunal de la ville kényane de Naivasha a ordonné la détention de neuf étudiants pendant 21 jours dans un foyer pour enfants, soupçonnés d'avoir participé à la planification et à l'exécution d'un incendie meurtrier dans un internat de filles qui a tué 16 élèves et provoqué une onde de choc dans tout le pays.
La décision du tribunal visait à donner aux enquêteurs davantage de temps pour achever leurs investigations criminelles et techniques et déterminer si des poursuites formelles seraient engagées contre les étudiants soupçonnés. Les autorités avaient requis une détention de 30 jours, mais le tribunal n'en a accordé que 21 afin de permettre la poursuite de l'enquête.
Un incendie tragique s'est déclaré dans un dortoir abritant plus de 200 étudiantes.
L'incendie s'est déclaré aux premières heures du 28 mai dans le dortoir de l'école de filles Otomishi à Gilgel, à environ 90 kilomètres à l'ouest de Nairobi. Le bâtiment abritait plus de 200 élèves au moment du sinistre, qui a fait 16 morts et des dizaines de blessés.

Selon les enquêteurs, les étudiants ont eu beaucoup de mal à échapper à l'incendie car l'une des sorties de secours n'a pas pu être ouverte, ce qui a obligé tout le monde à n'utiliser qu'une seule sortie pendant la panique qui a accompagné la propagation des flammes.
Les images de vidéosurveillance permettent d'identifier les suspects.
Les premières investigations ont permis aux autorités d'identifier les suspects après avoir interrogé plusieurs élèves et visionné les images de vidéosurveillance de l'établissement. Ces images montraient un groupe d'élèves se déplaçant près de la sortie du dortoir juste avant le déclenchement de l'incendie.
L'enquête a également révélé que l'incendie s'est déclaré après qu'un matelas a été enflammé près de la sortie de la résidence à l'aide d'allumettes et de paraffine, dans ce qui semble être un acte criminel. Les autorités n'ont pas encore divulgué le mobile de cet incident, qui a choqué l'opinion publique kényane.
Des appels à une enquête approfondie et à ce que justice soit rendue aux victimes
Les avocats des familles des victimes ont salué la décision du tribunal et ont demandé une enquête approfondie afin d'établir les circonstances exactes de la catastrophe et de déterminer les responsabilités. Les familles attendent également les résultats des tests ADN pour identifier certains corps, gravement calcinés par l'incendie.
Cette tragédie met une fois de plus en lumière le problème de la sécurité dans les écoles kényanes, notamment après une série d'incendies survenus dans des établissements scolaires ces dernières années, ce qui a relancé le débat sur les normes de sécurité et les mesures préventives dans les internats du pays.



