Nations Unies : Les violences sexuelles sont utilisées comme arme de guerre depuis le début du conflit au Soudan.
Un rapport de l'ONU documente l'escalade des violations commises contre les civils.

Écrit par : Mohamed Ragab
Les Nations Unies ont révélé que les violences sexuelles sont systématiquement utilisées comme arme de guerre depuis le début du conflit au Soudan en avril 2023, mettant en garde contre l'augmentation des violations visant les femmes et les filles, ainsi que d'autres groupes de civils dans les zones de conflit.
L'organisation internationale a souligné que ces violations constituent l'une des conséquences humanitaires les plus graves de la guerre en cours, notant que de nombreuses victimes rencontrent des difficultés d'accès aux soins médicaux, au soutien psychologique et aux services juridiques.
Augmentation des cas de violence sexuelle pendant le conflit
Les Nations Unies ont signalé un nombre croissant de cas de violences sexuelles liées aux conflits, notamment des viols, des exploitations sexuelles et des abus commis lors d'opérations militaires ou dans des zones touchées par les combats.
Les rapports de l'ONU indiquent que la poursuite des combats, les déplacements massifs de population et l'effondrement des services de base ont contribué à accroître l'exposition des femmes et des filles aux risques de violence et d'exploitation.
Elle a également souligné que de nombreux cas ne sont pas signalés par crainte de stigmatisation sociale, d'insécurité ou de difficultés d'accès aux institutions compétentes.
Les femmes et les enfants sont les plus touchés.
Les Nations Unies ont confirmé que les femmes et les filles sont les principales victimes de ces violations, notamment dans les zones de déplacement et les camps de réfugiés, où les risques d’exposition à la violence et à l’exploitation sont croissants.
Elle a également mis en garde contre les conséquences psychologiques et sociales à long terme de ces crimes sur les victimes et leurs familles, soulignant l'importance de fournir des services de protection, de soins et de soutien psychologique.
Les acteurs humanitaires estiment que la détérioration de la situation économique et humanitaire accroît la vulnérabilité des groupes les plus vulnérables et les rend plus susceptibles d'être exploités.
Appels à la reddition de comptes et à la protection des civils
Les Nations Unies ont appelé toutes les parties belligérantes à respecter le droit international humanitaire et à prendre des mesures urgentes pour protéger les civils et prévenir les violations.
Elle a également appelé à des enquêtes indépendantes et à la responsabilisation des auteurs de crimes de violence sexuelle, ainsi qu'à garantir l'accès des victimes à la justice, aux soins de santé et aux services humanitaires.
Les organisations de défense des droits humains ont souligné que l'impunité encourage la répétition de ces crimes, ce qui appelle à un renforcement des mécanismes de responsabilisation aux niveaux national et international.
Aggravation de la crise humanitaire
Le conflit au Soudan continue de provoquer une crise humanitaire généralisée, entraînant le déplacement de millions de personnes à l'intérieur et à l'extérieur du pays, ainsi que la détérioration des services de santé, d'alimentation et économiques.
Les organisations internationales avertissent que la poursuite des combats accroît les souffrances des civils et complique les efforts visant à acheminer l'aide humanitaire dans les zones touchées.
Les observateurs estiment que la fin du conflit et la conclusion d'un accord politique sont des étapes essentielles pour mettre fin aux violations et protéger les civils, en particulier les femmes et les enfants qui sont confrontés à des dangers croissants depuis le début de la guerre.



