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Le commerce intra-africain devrait atteindre 230 milliards de dollars d’ici 2026 (10%).

Mise en œuvre accélérée de l'accord sur la zone de libre-échange continentale

Le 30 mars 2026, la Banque africaine d'import-export (Afreximbank) a publié un rapport prévoyant que le volume des échanges intra-africains augmenterait de 10 % en 2026 pour atteindre 230 milliards de dollars, contre 210 milliards de dollars en 2025.

Selon le rapport, cette augmentation est largement due à la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Le rapport, intitulé “ Perspectives commerciales et économiques de l’Afrique 2026 – Montée en puissance : tirer davantage de valeur des matières premières africaines ”, décrit les estimations de croissance comme un scénario optimiste.

Ce scénario repose sur la stabilité politique, l'intégration régionale et des réformes concurrentielles ciblées, ainsi que sur un environnement commercial mondial stable.

Apaiser les tensions géopolitiques

Ce scénario suppose une réduction des tensions géopolitiques, une normalisation partielle des chaînes d'approvisionnement et un rétablissement de la confiance dans le système commercial multilatéral, permettant aux économies africaines de traduire les réformes structurelles en gains durables en matière de commerce et de revenus.

L’amélioration des perspectives commerciales régionales devrait être impulsée par les progrès réalisés en 2025, notamment l’entrée en vigueur du Système africain de paiements et de règlements (PAPSS), qui devrait réduire les coûts de change de 201 à 301 milliards de dollars, la suppression progressive des barrières non tarifaires le long des principaux corridors commerciaux et l’adoption du Protocole de la Zone de libre-échange continentale africaine sur le commerce numérique.

Le commerce intra-africain devrait atteindre 161 TP3T d'ici 2026, contre une moyenne de 151 TP3T ces dernières années.

Les secteurs de la fabrication, de l'agriculture et de l'alimentation devraient jouer un rôle plus important, représentant entre 481 TP3T et 501 TP3T des flux commerciaux intra-africains, contre 461 TP3T en 2025, compensant ainsi le ralentissement du commerce des matières premières.

D'après le rapport, les flux commerciaux régionaux devraient également s'équilibrer davantage entre les sous-régions du continent. L'Afrique australe restera le principal moteur du commerce intra-africain, mais la mise en œuvre accélérée de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) devrait élargir la participation de l'Afrique de l'Ouest et de l'Est, tandis que l'Afrique du Nord continuera de renforcer ses liens commerciaux avec les autres sous-régions.

Un énorme potentiel inexploité

Le commerce total de l'Afrique, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du continent, a atteint environ 1 400 milliards de dollars américains l'an dernier, selon le rapport. La balance commerciale du continent est déséquilibrée : les matières premières dominent les exportations (entre 601 et 701 billions de dollars américains du total) et les produits manufacturés dominent les importations (60,51 billions de dollars américains).

La part de l’Afrique dans les exportations mondiales est restée modeste, à environ 31 TP3 000 milliards de dollars, ce qui suggère que la récente reprise des échanges commerciaux a été davantage motivée par des fluctuations cycliques des prix que par un changement structurel de la position du continent au sein des chaînes de valeur mondiales.

Malgré les efforts déployés pour diversifier ses partenaires commerciaux, le continent reste vulnérable à la volatilité des prix des matières premières, avec des niveaux de dépendance variables selon les sous-régions.

L’Afrique du Nord combine des exportations à forte valeur ajoutée avec une diversification relativement importante, tandis que l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale restent très concentrées, dominées par le pétrole brut, les produits agricoles non transformés et les produits miniers.

L’Afrique de l’Est, en revanche, affiche la plus faible valeur à l’exportation, mais elle présente une plus grande diversification, reflétant l’étendue de sa production agricole et l’émergence d’un secteur manufacturier léger.

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