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La mission de l'Union africaine à Djibouti publie son rapport sur les résultats de la surveillance des élections présidentielles de 2026.

Omar Guelleh élu pour un sixième mandat

Le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, sur proposition du commissaire aux affaires politiques, à la paix et à la sécurité, Bankole Adoy, a dépêché la mission d'observation électorale à court terme de l'Union africaine pour observer et rendre compte des élections présidentielles à Djibouti le 10 avril 2026.

La commission rwandaise d'observation des élections était présidée par Bernard Makusa, ancien Premier ministre de la République du Rwanda, et avait pour mission d'évaluer les élections de manière objective et impartiale.

La mission a mené ses activités conformément aux instruments standards de l’Union africaine, notamment la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance (CADEG), ainsi que les directives de l’Union africaine relatives aux missions d’observation électorale.

La mission était composée de 26 observateurs à court terme provenant de 16 États membres, dont : des ambassadeurs – les représentants permanents de leurs pays auprès de la Commission de l’Union africaine, des organes de gestion des élections, des organisations de la société civile africaine, des experts électoraux indépendants, ainsi que des représentants de la jeunesse.

La mission a tenu des consultations séparées avec le président Ismail Omar Guelleh, président de la République et candidat du parti Union pour la majorité présidentielle, qui a remporté un nouveau mandat présidentiel, et avec Mohamed Farah Samatar, président du parti Centre démocratique uni et candidat de l'opposition. Les discussions ont été constructives et ont permis à la mission d'acquérir de précieuses connaissances sur le processus électoral.

Depuis son arrivée à Djibouti, la Mission africaine d’observation électorale a collaboré avec les principaux acteurs concernés, notamment les institutions gouvernementales, les organes de gestion des élections, les candidats aux élections, les organisations de la société civile, le corps diplomatique africain et la communauté internationale, le monde universitaire, ainsi que d’autres missions internationales d’observation électorale déployées pour ces élections, dont l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD) et la Ligue des États arabes.

contexte général et régional

La mission s'est félicitée de la tenue de ces élections dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires et politiques persistants. Elle a noté avec satisfaction que les élections se sont déroulées dans un climat calme et pacifique, témoignant de l'attachement du peuple djiboutien à la paix, à la stabilité, à la cohésion nationale et à la protection des institutions nationales.

Cette observation souligne l’engagement de la République de Djibouti en faveur de la paix dans la Corne de l’Afrique, en privilégiant le dialogue, la négociation et la médiation tout en respectant les principes fondamentaux de souveraineté et de non-ingérence de l’Union africaine.

La mission note que les réformes entreprises dans le cadre du processus électoral, y compris la récente modification constitutionnelle, ont été mises en œuvre conformément aux dispositions légales pertinentes, à la suite d'un large consensus politique au niveau national.

Les parties prenantes rencontrées, notamment les autorités publiques, les organes de gestion des élections, les candidats et les organisations de la société civile, se sont félicitées du caractère pacifique du processus électoral tout en réaffirmant leur engagement à préserver les acquis de la paix et de la stabilité nationales.

Cadre juridique des élections

Les élections se sont déroulées conformément aux instruments juridiques et réglementaires applicables. La Constitution garantit le droit au suffrage universel direct et stipule que tout citoyen djiboutien âgé de 18 ans ou plus, jouissant de la plénitude de ses droits civils et politiques, est éligible au vote. Les articles 3 à 8 régissent les procédures d'inscription sur les listes électorales aux niveaux national et international, ainsi que la délivrance des cartes d'électeur aux citoyens éligibles et les modalités d'inscription et de réception.

La mission s'est félicitée de la participation civique et politique des citoyens et de leur engagement responsable dans le processus électoral. La participation des jeunes et des femmes à ce processus témoigne des progrès accomplis par le pays en matière de gouvernance inclusive.

D'après les résultats préliminaires annoncés par le ministère de l'Intérieur, le nombre total d'électeurs inscrits sur les listes électorales nationales s'élevait à 261 857. Parmi eux, 226 552 ont voté le jour du scrutin. Le nombre de votes valides était de 222 779, soit un taux de participation de 86,521 %.

La Mission d'observation électorale de l'Union africaine a suivi les derniers jours de la campagne électorale à travers le pays. Les observateurs de la Mission ont constaté que le processus s'est déroulé dans un climat calme et respectueux. Les candidats ont fait preuve d'une conduite exemplaire, chacun s'attachant à souligner l'importance et les avantages de son programme et de ses promesses électorales. Les forces de défense et de sécurité nationales ont veillé au bon déroulement de la campagne.

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