
Écrit par : Mohammed Omran
Dr Mohamed Farid, Ministre Investissement et commerce extérieurJean-Pierre Bemba Gombo, vice-Premier ministre et ministre des Transports, des Communications et du Développement rural de la République démocratique du Congo, et sa délégation, au siège du ministère de l'Investissement et du Commerce extérieur, en marge de la visite officielle du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République démocratique du Congo, en République arabe d'Égypte, et de sa rencontre avec le président Abdel Fattah El-Sisi, président de la République arabe d'Égypte, et dans le cadre de la volonté des deux pays de renforcer leur partenariat économique et d'investissement et d'explorer de nouvelles opportunités de coopération entre les milieux d'affaires égyptiens et congolais.
L'Égypte et le Congo discutent d'un approfondissement de leur coopération conjointe en matière d'investissement et de commerce.
À la suite de la réunion, le ministère de l'Investissement et du Commerce extérieur a organisé une table ronde économique de haut niveau avec la participation de plusieurs ministres, fonctionnaires et représentants du monde des affaires des deux pays, dont Alaa Farouk, ministre de l'Agriculture et de la Mise en valeur des terres, le Dr Ahmed Rostom, ministre de la Planification, du Développement économique et de la Coopération internationale, et l'ingénieur Khaled Hashem, ministre de l'Industrie, ainsi que les dirigeants des organismes affiliés au ministère, la Fédération congolaise des entreprises et plusieurs grandes entreprises égyptiennes et congolaises.
La table ronde a réuni des représentants de plusieurs grandes entreprises et institutions égyptiennes, notamment Orascom Construction, Arab Contractors, Commercial International Bank (CIB), la Banque nationale d'Égypte, Elsewedy Electric Group, la National Construction and Development Company, l'Organisation arabe pour l'industrialisation, ainsi qu'un certain nombre d'entreprises opérant dans les secteurs de l'industrie, de l'énergie, des infrastructures, des services financiers, de l'agriculture et des technologies.
Consultations approfondies pour renforcer les partenariats économiques et élargir les opportunités d'investissement
Le Dr Mohamed Farid, ministre de l'Investissement et du Commerce extérieur, a affirmé que cette table ronde représente une plateforme importante pour renforcer la coopération économique entre les deux pays et approfondir et rendre plus efficaces les relations bilatérales, notant que le volume des échanges commerciaux entre les deux pays a atteint environ 461 millions de dollars en 2025, ce qui reste inférieur au potentiel économique disponible pour les deux parties.

Le ministre a souligné que l’adhésion des deux pays au Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) représente une plateforme importante pour promouvoir le commerce et les investissements entre les deux parties et pour bénéficier des avantages préférentiels offerts par le bloc, qui favorise un meilleur accès aux biens, aux services et aux investissements et renforce l’intégration économique entre les deux pays au sein du continent africain.
Le ministre a ajouté que l'Égypte envisageait la coopération économique avec la République démocratique du Congo dans le cadre d'une vision plus large visant à renforcer l'intégration économique africaine et à construire des chaînes de valeur régionales plus interconnectées, notant que les deux pays disposaient d'importantes opportunités de coopération dans les domaines de la production industrielle, de l'énergie, des infrastructures, de la logistique et de l'agriculture, ce qui contribue à la réalisation d'un développement durable, à la création d'emplois et à l'augmentation des taux de croissance.
Il a ajouté que l'État égyptien souhaite vivement encourager le secteur privé à se développer sur les marchés africains et à tirer parti des opportunités prometteuses qu'offre le continent, ce qui renforcera les liens économiques et commerciaux entre les pays africains.
Le ministre a expliqué que le marché congolais offre des opportunités prometteuses dans les secteurs des infrastructures, de l'énergie, de l'agriculture, de l'agroalimentaire, de la pharmacie, des mines et de la logistique, soulignant que les entreprises égyptiennes possèdent une vaste expérience et des capacités concurrentielles qui les qualifient pour participer à la mise en œuvre de grands projets de développement en République démocratique du Congo.
Il a ajouté que le gouvernement continue de mettre en œuvre un programme global de réformes économiques et d'investissement visant à renforcer la compétitivité de l'économie, à améliorer l'environnement des affaires, à autonomiser le secteur privé et à accroître les investissements et les exportations, consolidant ainsi la position de l'Égypte en tant que centre régional de production, d'investissement et de commerce.
Le Dr Farid a souligné le travail accompli pour renforcer les investissements conjoints sur le continent africain, conformément aux directives du président Abdel Fattah El-Sisi. Le ministère travaille en coopération avec les ministères et autorités compétents pour lancer un fonds d'investissement en Afrique, en partenariat entre le fonds souverain égyptien et le secteur privé, afin de soutenir des projets prioritaires et de promouvoir le développement économique dans les pays africains frères.
Pour sa part, Jean-Pierre Bemba Gombo, vice-Premier ministre et ministre des Transports, des Communications et du Développement rural de la République démocratique du Congo, a affirmé que son pays souhaitait construire un partenariat économique stratégique à long terme avec l'Égypte, fondé sur des intérêts communs et l'intégration économique entre les deux pays.
Il a souligné que la République démocratique du Congo possède un potentiel exceptionnel, notamment un marché de plus de 100 millions d'habitants, d'énormes ressources naturelles et un grand potentiel dans les domaines de l'énergie, de l'agriculture, des mines et de la logistique, insistant sur le fait que le gouvernement congolais s'efforce de mettre en œuvre des réformes économiques et législatives afin d'améliorer le climat des investissements, de renforcer la transparence et d'offrir davantage de garanties et de facilités aux investisseurs.
Il a ajouté que son pays cherche à passer d'une économie reposant sur l'exportation de matières premières à une économie basée sur la fabrication et la valeur ajoutée, appelant les entreprises égyptiennes à profiter des opportunités d'investissement disponibles dans les secteurs des infrastructures, des transports, de l'énergie, de l'agriculture, de l'industrie, du logement, du développement urbain et des services numériques.
Lors de la table ronde, Mme Rachel Bongo, directrice générale de l'Agence nationale pour la promotion des investissements en République démocratique du Congo (ANAPI), a passé en revue les atouts de son pays en matière d'investissement, soulignant que la République démocratique du Congo est l'une des destinations d'investissement les plus prometteuses d'Afrique, compte tenu des réformes économiques et du développement continu du cadre législatif et réglementaire régissant les investissements.
Elle a affirmé que le gouvernement congolais s'efforce de développer des zones économiques spéciales, de promouvoir les partenariats public-privé et d'offrir des incitations à l'investissement, notamment des exonérations et des avantages fiscaux pour les nouveaux projets, ainsi que d'apporter un soutien total aux investisseurs par le biais de l'Agence nationale de promotion des investissements.

La table ronde a également été l'occasion d'une présentation du Dr Mohamed Awad, PDG de l'Autorité générale pour l'investissement et les zones franches, au cours de laquelle il a passé en revue l'évolution de l'environnement d'investissement en Égypte et les efforts déployés par le ministère de l'Investissement et du Commerce extérieur et l'Autorité générale pour l'investissement et les zones franches pour simplifier les procédures, faciliter la création d'entreprises et accélérer les services offerts aux investisseurs, en plus d'aborder le système d'incitations à l'investissement et les systèmes de soutien aux entreprises, qui comprennent les zones franches, les zones d'investissement, les zones économiques spéciales et la licence dorée.
Il a ajouté que l’Autorité continue de mettre en œuvre le plan du Ministère et les directives du Dr Farid, notamment en ce qui concerne le développement de ses services numériques, l’élargissement du champ d’application de la transformation numérique des services d’investissement, le développement des centres de services aux investisseurs et la simplification des procédures de création d’entreprises et d’obtention des licences et autorisations nécessaires, ce qui contribue à améliorer l’expérience des investisseurs et à accroître l’efficacité des services qui leur sont fournis.



