Une plateforme de premier plan pour la coopération continentale : la Conférence du Sénat africain se tient au Maroc.
Avec la participation du conseiller Essam Farid, président du Sénat égyptien

La capitale marocaine, Rabat, a accueilli aujourd'hui, mercredi, la réunion de l'Association des Sénats. AfriqueAu siège de la Chambre des conseillers, sous le slogan “ La contribution des conseils suprêmes des parlements à la consolidation de la démocratie et au maintien de la paix en Afrique ”, avec la participation des présidents, chefs et représentants des conseils suprêmes des parlements africains.
La séance d'ouverture de la conférence s'est déroulée en présence du président de la Chambre des conseillers marocaine, Mohamed Ould Rachid, et du président en exercice de l'Association des Sénats d'Afrique, le président du Sénat de Côte d'Ivoire, Kandia Kamissoko Camara, avec la participation du conseiller Essam Farid, président du Sénat égyptien, qui a prononcé un discours dans le cadre des travaux de la conférence.

Conférence de l'Association des Sénats d'Afrique
La Conférence de l'Association des Sénats d'Afrique est une plateforme de haut niveau pour le dialogue et l'échange de visions et d'expériences sur le rôle des instances suprêmes dans le soutien à la construction démocratique, la promotion de l'équilibre institutionnel et la contribution à la prévention des crises, ainsi que pour l'exploration des perspectives de développement du travail parlementaire africain à la lumière des transformations régionales et internationales rapides.
La conférence vise à consolider les principes de la démocratie et à préserver la paix et la stabilité, en établissant un cadre institutionnel permanent de coopération entre les conseils suprêmes africains. Elle repose sur l'échange d'expériences et de bonnes pratiques, ainsi que sur le renforcement de la coordination sur les questions d'intérêt commun entre les pays du continent africain, afin d'accroître la contribution des parlements au développement durable de l'Afrique.
Dans le cadre des travaux de la conférence, les chefs des sénats et des conseils suprêmes africains ont convenu que l'institution parlementaire constitue un pilier fondamental pour promouvoir la stabilité continentale, renforcer la paix et consacrer les valeurs démocratiques, et que la législation et le contrôle parlementaire sont des outils efficaces pour soutenir le développement durable et protéger les droits et libertés.
Discours du conseiller Essam Farid lors de la conférence
Le conseiller Essam Farid, président du Sénat égyptien, a prononcé un discours lors de la séance d'ouverture de la Conférence de l'Association des Sénats africains.
Dans son discours, Farid a déclaré : “ Ce qui nous réunit aujourd’hui, ce ne sont pas seulement des liens institutionnels, mais la conviction profonde que l’avenir de l’Afrique se construit en Afrique. Les Conseils suprêmes des parlements africains ont prouvé leur capacité à être la voix du peuple, un soutien à la démocratie, un rempart pour la paix et un appui précieux aux gouvernements nationaux face aux défis qui se posent à nos pays, notamment les répercussions des crises extérieures, qui ne sauraient nous contraindre à reculer. ».

Farid a ajouté : « Cela devrait nous inciter à renforcer notre coordination et notre coopération, et j’envisage avec confiance et espoir que les travaux de cette conférence aboutiront aux résultats que nous espérons tous. Notre ambition est de mettre en place des mécanismes concrets qui renforcent la diplomatie parlementaire et en fassent un outil efficace d’échange d’expériences et d’harmonisation des positions sur les enjeux communs auxquels notre continent est confronté. Ainsi, nous pourrons faire de cette salle une tribune d’où la voix unie et forte des parlements africains pourra se faire entendre, mettant en avant l’importance des intérêts communs et la préservation des droits des pays et de leurs peuples dans le respect des règles et des lois. ».
Le président du Sénat a poursuivi : « Nous, au Sénat égyptien, sommes heureux d’annoncer notre pleine disponibilité à coopérer et à nous coordonner avec tous les parlements africains afin de protéger les intérêts de notre continent et de réaliser les aspirations de ses peuples au développement et à la prospérité. ».



