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Amr Moussa participe au Sommet de Fès sur la dignité humaine et appelle au rejet du deux poids, deux mesures.

Lors du sommet de Fès, Amr Moussa établit un lien entre dignité humaine et justice internationale.

Écrit par : Badr Ahmed

Amr Moussa, ancien secrétaire général de la Ligue des États arabes et ancien ministre égyptien des Affaires étrangères, est rentré au Caire après une visite au Royaume du Maroc, au cours de laquelle il a participé aux travaux du Sommet de Fès sur la dignité universelle, qui s'est tenu les 13 et 14 juin dans la ville historique de Fès, avec la participation d'un groupe d'élite composé d'anciens chefs d'État, de diplomates, de penseurs et de décideurs du monde entier.

Amr Moussa participe au sommet de Fès

La participation de Moussa s'inscrivait dans le cadre de la délégation du Centre international Nizami Ganjavi en Azerbaïdjan, aux côtés du Dr Ismail Serageldin, coprésident du centre et ancien directeur de la Bibliothèque d'Alexandrie, de Mme Ameenah Gurib-Fakih, ancienne présidente de la République de Maurice, et de plusieurs autres personnalités internationales de premier plan participant au sommet.

Le sommet a également réuni un certain nombre de ministres et de responsables marocains, arabes, européens et américains, actuels et anciens, ainsi que l'ambassadeur d'Égypte auprès du Royaume du Maroc, Ahmed Nihad Abdel Latif, l'ambassadrice du Royaume hachémite de Jordanie auprès du Maroc, Jumana Ghunaimat, et les ambassadeurs de Turquie et d'Azerbaïdjan, en plus de hauts diplomates du ministère marocain des Affaires étrangères et de représentants d'organisations internationales et de prestigieux groupes de réflexion et centres de recherche.

Le sommet a été convoqué à l'invitation du Dr Hakima El Haite, ancien ministre marocain de l'Environnement et président du Sommet de la Dignité, sous le thème « Libérer le potentiel de la dignité humaine ». Son objectif était de consolider le concept de dignité humaine comme fondement du dialogue entre les civilisations et de promouvoir la paix, la coexistence et la coopération internationale. Le sommet a également abordé les concepts de diplomatie culturelle, de gouvernance éthique et le rôle du patrimoine et de la culture dans la consolidation de la paix et la prévention des conflits.

Lors de son discours principal aux participants, Moussa a commencé par citer les paroles de Dieu Tout-Puissant : « Et Nous avons certes honoré les enfants d’Adam », soulignant que la dignité humaine est indivisible et ne fait aucune distinction entre riches et pauvres, entre Orient et Occident, ou entre Blancs et Noirs, insistant sur le fait que la dignité humaine est une valeur universelle unique qui doit être préservée et respectée sans discrimination ni sélectivité.

Moussa a également souligné que le discours sur la dignité humaine reste incomplet s'il n'inclut pas les peuples souffrant d'occupation, d'oppression et de violation de leurs droits fondamentaux, insistant sur le fait que la dignité du peuple palestinien fait partie intégrante de la dignité humaine universelle.

Moussa a souligné que l'occupation, l'oppression, les meurtres, les destructions, la confiscation des terres et l'humiliation du peuple palestinien constituent toutes une violation flagrante de la dignité humaine et du droit international, insistant sur le fait que le respect de la dignité humaine exige la défense des droits des peuples, de leur liberté et de leur droit de vivre en sécurité, en paix et dans la dignité.

Moussa a souligné que la défense de la dignité humaine ne saurait être soumise à deux poids, deux mesures ni à des considérations politiques sélectives, et que les valeurs humaines demeurent une et indivisible, indépendamment de la géographie ou des rapports de force. Il a insisté sur le fait que la crédibilité du système international se mesure à sa capacité à protéger la dignité humaine partout sans exception et à respecter les règles du droit international sans discrimination.

Le sommet a été le théâtre d'une série de sessions et de dialogues de haut niveau sur le rôle de la culture, de la diplomatie et du dialogue entre les civilisations face aux défis internationaux actuels, et s'est conclu par l'annonce de la Déclaration de Fès sur la dignité humaine, qui vise à ériger la dignité humaine en référence morale dans les relations internationales et l'action multilatérale.

La ville de Fès, avec son riche patrimoine culturel et civilisationnel et sa longue histoire de coexistence entre les cultures et les religions, est un lieu symbolique pour le lancement de cette initiative internationale, qui vise à promouvoir le dialogue, l'intégration et la compréhension entre les peuples et les civilisations et à défendre les valeurs de dignité humaine et de respect mutuel.

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