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Le directeur de l'Observatoire africain des migrations : L'utilisation de l'intelligence artificielle pour lutter contre les migrations est essentielle.

L'intelligence artificielle au service de la lutte contre les migrations

Écrit par : Qusay Ahmed 

L’ambassadrice Namira Negm, directrice de l’Observatoire africain des migrations et experte en droit international et en migrations, a affirmé que le recours à l’intelligence artificielle et aux outils numériques avancés n’est plus une option, mais une nécessité urgente pour améliorer l’efficacité de l’analyse et de la gestion des données migratoires aux niveaux national et continental en Afrique.

Utilisation de l'intelligence artificielle et des outils numériques avancés

 

Cette déclaration a été faite lors de son discours d'ouverture de l'atelier de soutien technique sur la gestion des données et des informations migratoires, qui s'est tenu à Banjul, la capitale de la Gambie, avec la participation de l'Organisation internationale pour les migrations et du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, ainsi que de représentants d'institutions gouvernementales, de statisticiens et de partenaires internationaux, et qui visait à former 20 agents de police de l'immigration.

 

Najm a souligné que cet atelier reflète un engagement continental commun à combler les lacunes en matière d'information et à renforcer la gouvernance des migrations dans un phénomène qu'elle a décrit comme complexe et changeant, insistant sur le fait que l'efficacité des politiques dépend entièrement de la capacité collective à produire des données normalisées et de haute qualité.

Par conséquent, l'atelier a été conçu pour fournir des outils pratiques, des orientations techniques et une plateforme d'échange d'expériences, appelant à tirer parti du développement technologique rapide, notamment de l'intelligence artificielle, pour élever le niveau d'analyse des données migratoires au niveau national, grâce à des systèmes de données fiables, opportuns et coordonnés, en fournissant des outils pratiques et des orientations techniques, en plus de fournir une plateforme d'échange d'expériences entre experts nationaux et internationaux, et de renforcer la coopération institutionnelle dans le domaine de la gestion des données et des informations migratoires.

Le directeur de l’Observatoire africain des migrations a également souligné le mandat principal de l’Observatoire, en tant qu’agence technique spécialisée de l’Union africaine, qui consiste à fournir une assistance technique, à promouvoir le renforcement des capacités et le développement de systèmes de données et d’information sur les migrations, et à favoriser une prise de décision fondée sur des données probantes sur l’ensemble du continent. Il a insisté sur l’engagement de l’Observatoire à soutenir la Gambie par la mise en œuvre de programmes de renforcement des capacités visant à accélérer l’intégration d’outils numériques et d’applications basées sur l’IA dans les systèmes nationaux de gestion des données sur les migrations.

Pour sa part, Keba Nafali Darbo, secrétaire administratif principal au ministère de l'Intérieur de Gambie, a décrit cette initiative comme étant conforme aux principaux cadres continentaux et mondiaux, soulignant l'engagement du ministère à soutenir les initiatives qui promeuvent la gouvernance des migrations.

Amat Salah, contrôleur général du département de l'immigration de Gambie, s'exprimant au nom du directeur général Ebrima Mbob, a exprimé sa gratitude à l'Observatoire africain des migrations pour ce partenariat, soulignant le rôle crucial que jouent les données et la gestion de l'information sur les migrations dans l'amélioration de l'efficacité et la formulation de politiques fondées sur les données dans le domaine de la gestion des migrations.

Lors de son intervention devant les médias à Banjul, l'ambassadrice Najm a développé son propos, soulignant que le principal défi réside non seulement dans la collecte des données, mais aussi dans la capacité à les analyser à l'aide d'outils numériques avancés, notamment l'intelligence artificielle. Elle a révélé l'ambition de l'Observatoire d'intégrer les outils numériques modernes et l'intelligence artificielle au cœur des systèmes de gestion des données migratoires de la Gambie.

Elle a souligné qu'il existe de réelles lacunes dans les capacités techniques d'un certain nombre d'institutions, ce qui nécessite la mise en place d'un soutien technique dédié leur permettant d'acquérir les compétences numériques nécessaires, améliorant ainsi l'efficacité institutionnelle et établissant un modèle de gouvernance davantage fondé sur des données probantes, basé sur des données précises et une analyse scientifique, et plus apte à anticiper les futurs défis liés à la gestion efficace et durable des données migratoires sur le continent.

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