Rapprochement égypto-érythréen et tendance au renforcement de la coopération économique et commerciale
Des efforts sont en cours pour activer l'accord de coopération dans le domaine du transport maritime.
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
Dr Badr Abdel-Aty, Ministre Ministère des Affaires étrangères Le ministère de la Coopération internationale et l'association des Égyptiens de l'étranger ont rencontré mercredi Osman Saleh, ministre érythréen des Affaires étrangères, afin de discuter des moyens de renforcer le partenariat stratégique entre les deux pays et de coordonner leurs positions sur les questions d'intérêt commun.
L’ambassadeur Tamim Khallaf, porte-parole officiel du ministère des Affaires étrangères, a déclaré que le ministre Abdel-Aati appréciait les résultats de la visite bilatérale fructueuse du président Isaias Afwerki en Égypte, dans le cadre du développement et du renforcement des relations entre les deux pays dans divers domaines.
Il a souligné la force des relations historiques qui unissent les deux pays frères, exprimant sa reconnaissance pour la coordination existante et l'unité de visions et d'intérêts communs entre les deux pays.
Il a souligné le plein soutien de l’Égypte à l’État d’Érythrée, afin de préserver sa souveraineté, son unité et son intégrité territoriale, ainsi que sa volonté de poursuivre sur la lancée des relations bilatérales et de renforcer la coopération dans divers domaines, de manière à servir les intérêts des deux peuples frères.
Coopération visant à encourager les investissements conjoints entre l'Égypte et l'Érythrée

Le ministre des Affaires étrangères a souligné la volonté de renforcer la coopération économique et commerciale avec l'Érythrée dans divers domaines et de tirer parti des résultats de la visite du conseiller économique du président érythréen en Égypte en avril dernier, ainsi que de la visite conjointe du ministre des Affaires étrangères et du ministre des Transports à Asmara en mai dernier avec une délégation d'hommes d'affaires égyptiens, notamment en activant l'accord de coopération dans le domaine du transport maritime qui a été signé à Asmara.
Il a exprimé son espoir de poursuivre la collaboration afin d'accroître le volume des échanges commerciaux, d'encourager les investissements conjoints et de soutenir la participation du secteur privé égyptien au marché érythréen, notamment dans les secteurs prioritaires.
Il a expliqué que parmi ces secteurs prioritaires figurent l'exploitation minière, les infrastructures, le transport maritime, la liaison des ports et le développement et l'amélioration de l'efficacité des ports érythréens, les industries pharmaceutiques, la pêche et le logement, en plus du renforcement de la coopération technique dans le domaine du renforcement des capacités par le biais de cours techniques organisés par l'Agence égyptienne pour le partenariat pour le développement, en réponse aux besoins et aux priorités de la partie érythréenne.
Concernant la sécurité de la mer Rouge, les deux ministres ont souligné que la sécurité et la gestion de la mer Rouge demeurent la responsabilité exclusive des États riverains et ont rejeté catégoriquement toute tentative de parties non riveraines d’imposer des dispositifs ou des rôles en matière de sécurité dans ce contexte ou d’imposer leur accès maritime en violation des dispositions du droit international, tout en soutenant la vision de l’Érythrée concernant la gestion de la mer Rouge, en particulier l’accent mis sur l’unité et la souveraineté des États riverains.
Le porte-parole officiel a ajouté que les deux ministres avaient échangé leurs points de vue sur la situation dans la Corne de l'Afrique, le ministre Abdel-Aati présentant le point de vue égyptien sur les développements au Soudan et en Somalie.
Il a réaffirmé la position ferme de l’Égypte quant au maintien de la sécurité et de la stabilité de la Corne de l’Afrique, considérées comme un prolongement direct de la sécurité nationale égyptienne, ainsi que l’importance de soutenir les institutions étatiques nationales et de préserver l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale des pays de la région, et de rejeter toute mesure unilatérale susceptible de porter atteinte à la souveraineté des pays ou de saper les fondements de la stabilité régionale.



