Premiers expulsés américains arrivent au Congo en vertu d'un nouvel accord
Expulsion de migrants d'Amérique vers le Congo

Le premier groupe de migrants expulsés des États-Unis est arrivé à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, selon des sources bien informées, des migrants et des avocats liés à l'incident, dans le cadre d'un récent accord bilatéral entre les deux pays.
Expulsion de migrants d'Amérique vers le Congo
D'après les données de suivi des vols, l'avion transportant les personnes expulsées a atterri, avec à son bord des migrants colombiens, péruviens et équatoriens. Un migrant colombien, s'adressant à Reuters, a confirmé l'expulsion de 16 personnes, dont neuf hommes et sept femmes, tandis qu'une source aéroportuaire a indiqué que ce nombre n'était que de 15.

Ni le ministère congolais de l'Intérieur ni le porte-parole de la présidence n'ont immédiatement commenté l'incident, malgré des informations antérieures faisant état de l'arrivée attendue de plus de 30 migrants la même semaine. Alma David, avocate basée aux États-Unis, a suggéré que le nombre d'arrivées plus faible pourrait être dû à des interventions judiciaires de dernière minute, précisant avoir connaissance d'au moins trois cas où des juges fédéraux avaient suspendu des expulsions.
Un migrant a décrit le voyage comme très long, précisant qu'il avait duré entre 26 et 27 heures, avec des escales au Sénégal et au Ghana, après son départ de la Louisiane. Il a ajouté que le traitement durant le voyage avait été bon, avec une nourriture suffisante.
Cette opération marque la première fois que des migrants sont transférés de pays tiers vers la République démocratique du Congo, un pays en proie à une sécurité précaire, à des déplacements massifs de population et à un système d'asile fragile. Selon le migrant lui-même, le groupe a obtenu des visas de sept jours, prolongeables jusqu'à trois mois, avec la possibilité de demander l'asile, malgré les avertissements des autorités concernant les risques sécuritaires dans le pays.
Cet accord s'inscrit dans le cadre de mesures plus larges prises par l'administration de Donald Trump, qui cherche à renforcer son influence dans la région, que ce soit en soutenant un accord de paix entre le Congo et le Rwanda pour contenir la rébellion du M23, ou par le biais d'accords stratégiques permettant à Washington d'accéder à des ressources minérales vitales au Congo, reflétant le chevauchement des dimensions politiques et économiques dans cette affaire.



