La Libye libère le chef d'un groupe armé nigérien après un an de détention.

Ahmed Salem
Un groupe armé nigérien, fidèle à l'ancien président Mohamed Bazoum, a annoncé lundi la libération de son chef, arrêté en Libye en février 2025, ce qui signifie qu'il était détenu depuis plus d'un an.
Le Front national de libération a été fondé un mois après le coup d'État militaire qui a renversé Bazoum en juillet 2023, le président arrivé au pouvoir par des élections démocratiques.
Depuis lors, Bazoum et son épouse sont restés détenus dans une aile du palais présidentiel de la capitale, Niamey, suite à la prise de pouvoir par le conseil militaire.
Le chef du Front a été arrêté
L'Armée nationale libyenne (ANL) a arrêté le chef du groupe, Mahmoud Salah, fin février 2025 lors d'un raid mené dans la ville de Qatrun, au sud de la Libye. L'ANL est dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle la majeure partie de l'est et du sud de la Libye, région frontalière du Niger.
Dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux, le Front a annoncé à ses combattants et sympathisants la libération de Salah, exprimant sa gratitude à Saddam Haftar, commandant adjoint des forces libyennes et fils de Khalifa Haftar, pour son rôle déterminant dans ce dénouement. Il a par ailleurs indiqué que 14 de ses membres demeurent détenus et a demandé leur libération.
Saddam Haftar s'était rendu à Niamey en mai 2025, où il avait rencontré le chef du conseil militaire, le général Abdul Rahman Tiani.
Il convient de noter que le Niger et la Libye partagent une frontière d'environ 342 kilomètres, le long de laquelle sont actifs des groupes opposés au conseil militaire au Niger.
Le Front national de libération a revendiqué à plusieurs reprises la responsabilité d'attaques visant l'armée nigérienne dans les régions du nord, ainsi que d'opérations de sabotage visant un oléoduc qui atteint le Bénin.


