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Le Nigeria s'oriente vers une police décentralisée ; les gouverneurs des États réclament des pouvoirs de sécurité élargis.

Une proposition visant à établir un système de sécurité décentralisé

Notre correspondant du Nigeria, Boubacar Sani :

Le Nigeria s'oriente vers restructuration Son système de sécurité, compte tenu des efforts déployés par les gouverneurs des États pour étendre leurs pouvoirs en matière de gestion de la sécurité, parallèlement aux propositions visant à établir des forces de police au niveau des États dotées d'un financement durable.

Les détails d'une réunion de haut niveau organisée par le Secrétariat du Forum des gouverneurs dans la capitale, Abuja, ont révélé un large consensus parmi les responsables gouvernementaux, les experts juridiques et de sécurité sur la nécessité d'approuver un nouveau cadre constitutionnel qui renforce le rôle des gouverneurs dans la coordination des opérations de sécurité au sein de leurs États, en plus de la mise en place de formations de police locales.

Mise en place d'un système de sécurité décentralisé

La proposition vise à établir un système de sécurité décentralisé fondé sur une répartition claire des responsabilités entre la police fédérale et ses homologues au niveau des États, selon lequel les autorités fédérales conservent les dossiers sur les crimes majeurs tels que le terrorisme, la trahison et le trafic transnational de drogue, tandis que la police des États gère les crimes locaux et les questions de sécurité communautaire.

Le cadre proposé souligne l'importance de garantir des sources de financement stables et fiables pour la réussite de l'expérimentation, et prévient qu'un soutien financier insuffisant pourrait compromettre l'efficacité des forces de police étatiques. Les propositions incluent un soutien fédéral temporaire, ainsi que la création de fonds fiduciaires pour la sécurité permettant la participation du secteur privé au financement du système de sécurité.

Mécanismes flexibles de redistribution des ressources humaines

La proposition comprenait des mécanismes flexibles de redistribution des ressources humaines, permettant aux agents de la police fédérale de se faire transférer volontairement vers les services de police des États, tout en conservant tous leurs droits professionnels, à condition que ces transferts soient limités dans le temps afin de garantir l'efficacité de la planification institutionnelle.

Afin de tenir compte des capacités variables des États, le nouveau cadre accorde un délai de grâce aux États qui ne sont pas prêts à mettre en place leurs forces de police, tandis que le gouvernement fédéral continue d'assurer les missions de sécurité jusqu'à ce qu'ils soient pleinement opérationnels.

Ces mesures interviennent au moment où l'Assemblée nationale continue d'étudier des amendements constitutionnels visant à établir un système de police dual, la Chambre des représentants ayant déjà donné son accord de principe à la création de forces de police au niveau des États, dans le cadre de l'une des initiatives de réforme de la sécurité les plus importantes depuis le retour du régime démocratique dans le pays en 1999.

Les observateurs estiment que l'adoption de ces amendements pourrait entraîner une transformation radicale de la structure de la sécurité intérieure au Nigéria, en établissant un système dual combinant police fédérale et police d'État dans un cadre constitutionnel clair qui équilibre efficacité et responsabilité.

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