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Le Conseil de sécurité est sur le point de prolonger les sanctions contre le Soudan du Sud jusqu'en 2027.

Dans un contexte de préoccupations sécuritaires croissantes

Écrit par Omnia Hassan

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'apprête à voter sur un projet de résolution visant à prolonger les sanctions imposées à Soudan du Sud Jusqu’en mai 2027, une décision qui témoigne de l’inquiétude internationale persistante face à la détérioration de la situation sécuritaire et politique dans cette jeune nation africaine.

Selon un projet de résolution consulté par des rapports de l'ONU, la prolongation proposée prévoit le maintien des sanctions actuelles sans modifications substantielles, notamment l'embargo sur les armes, le gel des avoirs et l'interdiction de voyager imposée aux personnes accusées d'entraver la paix ou de menacer la stabilité.

Les combats se poursuivent malgré l'accord de paix.

Le rapport du Groupe d'experts de l'ONU indique que des affrontements entre les parties à l'accord de paix de 2018 se poursuivent dans plusieurs régions du pays, sur fond d'accusations selon lesquelles certaines parties auraient obtenu des armes et des véhicules blindés en violation directe de l'embargo international sur les armes.

Dans sa dernière évaluation, le Secrétaire général de l'ONU a également averti que le Soudan du Sud traversait sa phase la plus difficile depuis la signature de l'accord de paix revitalisé, expliquant que les réformes sécuritaires étaient au point mort, tandis que les tensions politiques et militaires s'intensifiaient de façon alarmante.

Divisions internationales sur les sanctions

La Chine et la Russie continuent de s'opposer à la prolongation des sanctions, arguant qu'elles affaiblissent la capacité du Soudan du Sud à renforcer ses institutions sécuritaires et militaires. À l'inverse, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France affirment que ces mesures sont nécessaires pour contraindre les parties belligérantes à appliquer l'accord de paix et empêcher le pays de sombrer davantage dans le chaos.

Les États-Unis, qui ont rédigé la résolution, n'y ont apporté que des modifications mineures, se concentrant sur la révision future des critères de sanctions en fonction de l'évolution de la situation sur le terrain.

Avertissements d'une escalade du cycle de violence

Dans le même contexte, Edmund Yakani, directeur exécutif de l'organisation Community Empowerment for Progress, a mis en garde contre l'élargissement du conflit dans l'État d'Unity, au sud du pays, appelant les dirigeants de l'Armée populaire de libération du Soudan (en opposition) et des Forces de défense du Sud-Soudan à résoudre leurs différends politiques par le dialogue plutôt que par la confrontation militaire.

Yakani a souligné que les récents affrontements dans le Haut-Nil et certaines parties de l'État de Jonglei ont entraîné des morts et la destruction de biens civils, avertissant que la violence pourrait s'étendre à Leer, ce qui pourrait renforcer les justifications internationales pour un durcissement des sanctions et l'imposition de nouvelles mesures contre ceux qui entravent la paix.

Le responsable des droits de l'homme a souligné que les solutions militaires ne feraient qu'aggraver les souffrances des citoyens, appelant toutes les parties signataires de l'accord de 2018 à s'engager dans le dialogue et la protection des civils.

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