Le Zimbabwe se tourne vers l'est, vers la finance asiatique et les BRICS.
Le virage du Zimbabwe vers le financement asiatique

Écrit par : Mohammed Omran
Après des années d'isolement et de sanctions occidentales, Harare a déposé une demande d'adhésion à la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures afin de financer des projets énergétiques et hydrauliques.
Le Zimbabwe se tourne vers les financements asiatiques.
Cette évolution reflète un changement plus large dans les pays du Sud, qui se tournent vers des institutions financières alternatives menées par la Chine et ses partenaires, s'éloignant ainsi de la domination occidentale traditionnelle.

Cette décision ne s’inscrit pas dans un contexte mondial en mutation, mais reflète plutôt le rééquilibrage des pouvoirs économiques et financiers au niveau international, où des institutions multilatérales telles que la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, la Banque des BRICS et l’initiative « la Ceinture et la Route » jouent un rôle de plus en plus important en fournissant des sources de financement alternatives aux pays en développement.
Dans ce contexte, le Zimbabwe cherche à obtenir des financements pour des projets essentiels dans les domaines de l'énergie et de l'eau, dans le but de soutenir les infrastructures et d'améliorer les services de base, ainsi que de stimuler la croissance économique et d'attirer les investissements.

Mais cette tendance soulève d'importantes questions quant à la nature des avantages tirés de ces fonds, et quant à savoir s'ils contribueront réellement à un développement durable bénéfique aux citoyens, ou s'ils resteront confinés à des cercles restreints liés aux élites dirigeantes et aux réseaux d'influence politique et économique.

Si les options de financement se multiplient pour les pays en développement, le principal défi reste de savoir comment gérer ces ressources et les orienter vers des projets productifs capables d'entraîner un véritable changement dans la réalité économique et sociale, et non pas seulement des solutions temporaires aux crises financières.



