Écrit par : Mohammed Omran
Émis tribunal La Cour suprême d'appel d'Afrique du Sud a statué en faveur de la famille de l'ancien président zambien Edgar Lungu dans l'affaire concernant le lieu et les modalités de son inhumation, mettant ainsi fin à un long différend juridique entre la famille et le gouvernement zambien.
La Cour d'appel sud-africaine tranche le différend relatif aux funérailles de l'ancien président zambien Edgar Lungu.
La cour a cassé un jugement antérieur de la Haute Cour du Gauteng datant de 2025, qui avait autorisé le gouvernement zambien à transporter le corps du défunt président et à l'inhumer en Zambie avec des cérémonies d'État complètes, affirmant ainsi le droit de la famille à prendre la décision finale concernant les arrangements funéraires.
Dans son arrêt rendu mardi, le tribunal a confirmé que le gouvernement zambien n'avait pas fourni de fondement juridique suffisant pour passer outre les souhaits de la famille Lungu, soulignant que les principes constitutionnels en Afrique du Sud garantissent la protection de la dignité, de la vie privée et des droits des proches en matière d'obsèques.
Un jugement définitif en faveur de la famille de l'ancien président zambien Edgar Lungu
Le tribunal a souligné que la famille a le droit absolu de déterminer le lieu et les modalités d'inhumation de l'ancien président, conformément au droit commun qui accorde la priorité aux proches du défunt dans de telles décisions, sauf justifications légales claires contraires.
Le tribunal a également rejeté les affirmations du gouvernement zambien selon lesquelles il existait un accord ou une coutume lui permettant d'intervenir dans les arrangements funéraires, affirmant que les preuves présentées par la famille étaient à cet égard plus convaincantes et plus claires.
Elle a noté dans son raisonnement que feu le président Edgar Lungu est décédé en Afrique du Sud en juin 2025 alors qu'il recevait un traitement pour un cancer de l'œsophage avancé.
Dans sa première réaction officielle, le gouvernement zambien a annoncé qu'il respectait la décision du tribunal et qu'il ne déposerait pas de nouvel appel devant la Cour constitutionnelle d'Afrique du Sud, malgré son désaccord avec celle-ci, soulignant que la question des funérailles relevait désormais de la sphère privée et familiale.
Cette décision met fin à un litige juridique délicat qui a duré des mois, les deux parties ayant réaffirmé leur engagement à respecter les décisions de justice et à clore définitivement le différend.



