Ahmed Salem
Le président Abdel Fattah al-Sisi a participé aujourd'hui, dans la ville française d'Évian, à une session intitulée “ Sortir des crises et assurer la stabilité au Moyen-Orient ”, organisée dans le cadre du sommet du G7.
Cette initiative s'est déroulée en présence des dirigeants des États membres du groupe, Mohammed ben Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis, et Tamim ben Hamad Al Thani, émir de l'État du Qatar, ainsi que du président du Conseil européen et de la présidente de la Commission européenne.
Le porte-parole officiel de la présidence de la République a déclaré que le président avait passé en revue la vision de l'Égypte concernant l'évolution des questions régionales, soulignant la nécessité de trouver un règlement global aux crises géopolitiques au Moyen-Orient afin d'assurer la réalisation de la paix et de la stabilité régionales et mondiales, en particulier à la suite des souffrances que la région a endurées en raison de la poursuite des guerres et des conflits qui la ravagent depuis des années.

Au cours du séminaire, le président a souligné qu'il n'y a pas d'alternative à un règlement juste et durable de la question palestinienne fondé sur la solution à deux États, qui garantit la création d'un État palestinien indépendant sur les lignes du 4 juin 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale.
La nécessité de mettre en œuvre le plan de paix à Gaza
Dans ce contexte, il a souligné la nécessité d'accélérer la mise en œuvre du plan de paix du président américain Donald Trump pour la bande de Gaza.
À cet égard, le Président a exprimé sa reconnaissance envers le Président Trump pour ses efforts, qui ont permis de parvenir à un accord mettant fin à la guerre à Gaza, et plus récemment à un accord mettant fin à la guerre avec l'Iran, soulignant la volonté de l'Égypte de coopérer avec ses partenaires régionaux et internationaux pour parvenir à des solutions durables aux problèmes en suspens, et l'espoir de l'Égypte que cet accord marquera une nouvelle étape vers le règlement des conflits dans la région et une réduction des tensions régionales.
Le président El-Sissi a réitéré le rejet et la condamnation sans équivoque par l'Égypte des attaques injustifiées perpétrées contre les États arabes du Golfe, ainsi que la pleine solidarité et le soutien de l'Égypte à ces États dans la préservation de leur sécurité et de leur stabilité, soulignant que la sécurité des États arabes fait partie intégrante de la sécurité nationale égyptienne. Dans le même contexte,

Le Président a souligné que, du fait de la focalisation sur la crise avec l'Iran, la ligne jaune dans la bande de Gaza avait été étendue à environ 70 % de son territoire, ne laissant de fait que 30 % de la bande au peuple palestinien. Son Excellence a ajouté dans ce contexte la nécessité de mettre un terme immédiat à cette approche et d'empêcher l'annexion de la Cisjordanie.
Le porte-parole officiel a déclaré que le président avait également affirmé que l'instauration de la stabilité dans la région exigeait que toutes les parties adoptent une approche responsable fondée sur le respect de la souveraineté des États, le rejet de toute agression ou ingérence dans les affaires intérieures des États, la fin de l'occupation, le respect des règles du droit international, la préservation des institutions nationales et le confinement des armes aux institutions légitimes.
Sissi a souligné la nécessité de convenir d'accords régionaux en matière de sécurité collective qui tiennent compte des préoccupations de toutes les parties et de respecter les règles du droit international relatives à la gestion des ressources transfrontalières, notamment celles liées à la sécurité de l'eau, à la sécurité énergétique et à la sécurité des voies de navigation.
Le président a également souligné la nécessité d'établir une zone exempte d'armes nucléaires et d'autres armes de destruction massive au Moyen-Orient, ainsi que la mise en œuvre globale et non sélective du régime de non-prolifération nucléaire dans la région, afin de préserver la paix et la stabilité régionales.
Le porte-parole officiel a ajouté que le président avait également abordé la question de la liberté de navigation, soulignant la nécessité de garantir la liberté et la sécurité de la navigation dans les voies maritimes internationales conformément aux principes du droit international, et rejetant toute obstruction à cette liberté ou toute tentative de modifier son statut juridique.



