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Le président du Ghana appelle l'Union africaine à prendre position contre les attaques visant les étrangers en Afrique du Sud.

Mahama : Mon pays a dû supporter des charges financières considérables pour évacuer ses citoyens d'Afrique du Sud.

Écrit par Ziad Abdel Fattah :

Le président ghanéen John Dramani Mahama a appelé l'Union africaine à adopter une position plus efficace envers Attaques fréquentes Il a averti que la violence croissante à l'encontre des immigrés visant les étrangers en Afrique du Sud constitue une menace directe pour le projet d'intégration et de solidarité entre les pays africains.

Les propos de Mahama ont été tenus lors de sa rencontre avec le président de la Commission de l'Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, au palais présidentiel d'Accra, où il a demandé que la question soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine réunion de l'Union africaine, soulignant que la poursuite de ces attaques ne pouvait plus être ignorée.

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Le président ghanéen a déclaré que son pays avait supporté des charges financières importantes pour évacuer ses citoyens d'Afrique du Sud, expliquant que le gouvernement avait affrété trois avions pour rapatrier les Ghanéens et était prêt à opérer trois vols supplémentaires après que près de 900 personnes aient manifesté leur désir de rentrer.

Il a ajouté que le gouvernement ne s'était pas limité aux opérations d'évacuation, mais avait également mis en place des programmes de soutien et de réintégration pour les personnes rapatriées, soulignant que la situation actuelle menaçait les efforts déployés par les pays africains pour promouvoir la liberté de circulation et l'intégration des peuples du continent.

Réponse timide des autorités sud-africaines

Mahama a souligné que les attaques avaient coûté la vie à des citoyens ghanéens, exprimant son regret face à ce qu'il a décrit comme la faible réaction des autorités sud-africaines, et exigeant que les responsables de l'incitation à la violence soient tenus pour responsables et empêchés d'échapper à la justice.

Le président ghanéen a révélé que son homologue sud-africain, Cyril Ramaphosa, avait dépêché une délégation officielle à Accra pour discuter de la crise, soulignant que le fait de soulever cette question n'avait pas pour but de nuire aux relations entre les deux pays, mais plutôt de s'attaquer aux causes profondes du problème et d'améliorer la transparence dans sa gestion.

Pas d'attitudes hostiles

Mahama a déclaré que le Ghana n'entretient aucune opinion hostile envers l'Afrique du Sud, mais estime nécessaire de discuter publiquement de la question afin de permettre aux autorités sud-africaines de clarifier les mesures qu'elles prennent pour mettre fin à la violence et protéger les résidents étrangers.

Dans un contexte similaire, le gouvernement ghanéen a annoncé le report des réunions du comité de coopération bilatérale avec l'Afrique du Sud, qui devaient se tenir en août prochain sous la présidence conjointe des présidents des deux pays, attribuant cette décision à l'escalade des attaques contre les migrants et à l'atmosphère négative que cela pourrait créer sur les pourparlers.

Le porte-parole du gouvernement ghanéen, Felix Kwaki-Ofoso, a confirmé que son pays tenait à maintenir ses relations avec l'Afrique du Sud, mais préférait reporter les réunions jusqu'à ce que la situation se calme, afin qu'elles puissent se tenir dans une atmosphère plus positive.

Pour sa part, le porte-parole de la présidence sud-africaine, Vincent Magwenya, a déclaré que Pretoria avait appris la décision de report lors des communications visant à confirmer les dates de la réunion, soulignant que les deux parties continueraient de se coordonner par la voie diplomatique pour déterminer une nouvelle date.

Cette évolution reflète les pressions croissantes auxquelles l'Afrique du Sud est confrontée en raison d'actes de violence répétés contre les migrants, à un moment où les appels se multiplient sur le continent en faveur d'une action plus décisive pour protéger les communautés africaines et empêcher la montée d'une rhétorique xénophobe, afin de maintenir le cap de l'intégration africaine et des relations entre ses pays.

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