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Éthiopie : Le niveau du Nil baisse en raison de la diminution des précipitations… L’Égypte appelle à la reprise des négociations sur le Grand barrage de la Renaissance éthiopienne.

Le ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie confirme que la baisse des précipitations est à l'origine de la diminution du débit du Nil.

Écrit par Mohamed Omran :

Le ministre éthiopien de l'Eau et de l'Énergie, Habtamu Etefa, a déclaré que...Baisse du niveau du Nil Durant la période actuelle, cela est dû à une baisse des précipitations dans les hauts plateaux éthiopiens, soulignant que ce problème n'est pas lié au fonctionnement du barrage de la Renaissance ni aux politiques de gestion du barrage.

Le ministre a ajouté que les précipitations de cette saison étaient très faibles par rapport aux taux habituels, ce qui se reflétait dans la quantité d'eau qui coulait dans le Nil Bleu.

Il a souligné que l'explication de la baisse du niveau de l'eau devait reposer sur des données climatiques et hydrologiques, et non sur des accusations politiques.

Dans le même contexte, le responsable éthiopien a appelé l'Égypte à reprendre les négociations sur le barrage de la Renaissance, considérant que le dialogue et la compréhension entre les trois pays constituent la meilleure voie pour parvenir à un accord qui serve les intérêts de tous, plutôt que de s'échanger des accusations.

Il a souligné que le barrage de la Renaissance représente un projet de développement visant à produire de l'électricité et à soutenir le développement économique de l'Éthiopie, et que son pays estime qu'il n'a pas pour but de nuire aux pays situés en aval, mais plutôt de bénéficier conjointement des ressources en eau.

Ces déclarations interviennent alors que la région est le théâtre d'une controverse concernant la baisse du niveau du Nil, tandis que l'Égypte affirme que la diminution du débit d'eau en juillet a également été affectée par la gestion unilatérale continue du barrage de la Renaissance en l'absence d'un accord juridiquement contraignant régissant les règles d'exploitation et l'échange de données entre les trois pays.

 

 

Dans ce contexte, le Dr Mohamed Ezz El-Din, directeur de la Fondation du Nil pour les études africaines et stratégiques, a déclaré que la baisse du niveau du Nil Bleu au Soudan entre le 7 et le 9 juillet représente un “ signal d’alarme ” concernant les dangers d’un contrôle unilatéral sur l’exploitation du barrage de la Renaissance éthiopienne.

Il a expliqué que la baisse des débits d'eau pendant cette période révélait l'ampleur des effets qui pourraient résulter d'une gestion unilatérale du barrage, sans accord contraignant entre les pays situés en aval et l'Éthiopie.

Dans des déclarations exclusives à Zoom Africa News, Ezz El-Din a ajouté que ce qui s'est passé en quelques jours est un exemple de ce que la région pourrait connaître à l'avenir si l'exploitation unilatérale du barrage de la Renaissance se poursuit.

Il a souligné que l'Éthiopie a réduit les rejets du barrage dans le Nil Bleu d'environ 207 millions de mètres cubes par jour à 129 millions de mètres cubes, ce qui a entraîné une forte baisse du niveau de l'eau au Soudan.

Il a expliqué que ce déclin s'était directement répercuté sur plusieurs secteurs vitaux, certaines stations de distribution d'eau potable étant touchées, et que la diminution des débits avait entraîné l'arrêt brutal des turbines du barrage de Roseires.

Il a confirmé que l'impact ne se limitait pas au Nil Bleu, mais s'étendait à certains fleuves et cours d'eau qui y sont reliés au Soudan. Peuples africains et communautés de la diaspora

Le directeur de la Fondation du Nil pour les études africaines et stratégiques a souligné qu'il est impossible d'affirmer avec certitude que la région est réellement entrée dans une phase de sécheresse prolongée ou que la situation actuelle perdurera pendant des années.

Il a expliqué que le Nil a historiquement connu des cycles naturels allant d'années de fortes inondations à des années de faibles niveaux d'eau, mais que la gestion des barrages et le contrôle des débits d'eau sont devenus un facteur influent dont il faut tenir compte.

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