
Ahmed Salem
Le Comité permanent de régulation des apports du Nil a tenu sa réunion périodique, présidée par le professeur Dr Hani Sweilem, ministre des Ressources en eau et de l'Irrigation, afin de suivre l'évolution des apports du Nil et la situation hydrique, dans le cadre d'une surveillance continue pendant la période de pointe des besoins en eau.
Le comité a examiné l'évolution de l'exploitation du barrage éthiopien illégal, qui viole le droit international, ainsi que les perturbations et les variations des débits de déversement survenues au cours de la période écoulée en raison de la gestion unilatérale continue du barrage, en l'absence de règles d'exploitation claires et d'un mécanisme régulier d'échange de données par le biais d'un accord juridiquement contraignant entre l'Éthiopie et les pays situés en aval.
Examen des scénarios opérationnels
Le comité a expliqué que cette situation exige des exploitants de barrages et d'installations hydrauliques situés en amont du barrage qu'ils revoient et mettent à jour en permanence leurs scénarios d'exploitation, afin d'assurer le maintien d'une gestion efficace des ressources en eau et de faire face aux différentes variables hydrologiques.
Le comité a également examiné la situation des précipitations aux sources du Nil et les quantités d'eau provenant du Nil Bleu, du Nil Blanc et de la rivière Atbara, où les indicateurs ont montré que l'apport d'eau au cours du mois de juin était supérieur à la moyenne.
Bien que les recettes de juillet soient inférieures à la moyenne à ce jour, le comité a confirmé que ces indicateurs ne permettent pas actuellement d'évaluer avec précision la situation des inondations pour l'année.
Ses indicateurs deviendront plus clairs après les dix premiers jours d'août, une grande partie des recettes du Nil Bleu arrivant au cours de la seconde moitié de juillet et du début août, d'autant plus que les recettes du Nil Bleu au cours des dix derniers jours de juillet représentent environ 501 000 milliards de dollars des recettes totales du mois.
Le comité a également expliqué que la précision des prévisions d'inondations augmente progressivement au fur et à mesure que la saison des pluies avance et que davantage de données hydrologiques et climatiques deviennent disponibles.
Derniers indicateurs publiés par les centres régionaux
Le comité a également examiné les derniers indicateurs publiés par les centres climatiques régionaux et internationaux concernant l’évolution des phénomènes “ El Niño ” et ” La Niña ” et leurs impacts potentiels sur les régimes de précipitations dans un certain nombre de régions du monde, dont l’Afrique de l’Est.
Le comité a souligné que ces indicateurs constituent l'un des éléments importants pris en compte lors de l'élaboration des prévisions saisonnières, mais que leur impact sur les précipitations du bassin du Nil reste lié à un ensemble de facteurs climatiques et régionaux, ce qui nécessite une surveillance continue et une mise à jour périodique des prévisions au fur et à mesure que la saison des pluies progresse, ainsi que leur mise en relation avec les données de surveillance réelles reçues de diverses zones du bassin.
Le Nil : une nature hydrologique changeante
Le comité a souligné que le Nil présente un caractère hydrologique variable, son débit connaissant des fluctuations naturelles quotidiennes et saisonnières. Par conséquent, l'évaluation de la situation hydrique repose sur une analyse intégrée de divers indicateurs hydrologiques et climatiques, et non sur les seules variations à court terme, afin de garantir que les décisions opérationnelles soient fondées sur des bases scientifiques rigoureuses.
Le Dr Sweilem a ordonné la poursuite du suivi quotidien des indicateurs de précipitations et d'apports d'eau, ainsi que la mise à jour continue des prévisions hydrologiques et climatiques, afin de permettre aux agences du ministère de mettre à jour les scénarios opérationnels et de prendre les mesures nécessaires en temps opportun, afin de parvenir à une gestion optimale des ressources en eau.
indicateurs hydrologiques de surveillance
Le Dr Sweilem a souligné que le système de gestion des ressources en eau en Égypte repose sur la surveillance en temps réel de tous les indicateurs hydrologiques et climatiques, ainsi que sur l'exploitation dynamique des installations hydrauliques, ce qui permet une gestion efficace de divers scénarios hydrologiques.
Il a également souligné que le Haut Barrage restera un rempart de sécurité pour les Égyptiens et la pierre angulaire de la sécurité hydrique égyptienne, grâce à ses capacités de stockage et d'exploitation qui lui permettent de faire face à diverses conditions hydrologiques, tout en garantissant que les besoins en eau pour tous les usages soient satisfaits.
Le Dr Sweilem a souligné l'importance de poursuivre le travail et le suivi continu dans tous les départements du ministère au niveau national, ainsi que la coordination entre les différentes parties concernées, afin de garantir que les besoins en eau soient satisfaits et de traiter immédiatement et efficacement tout nouvel événement, afin d'assurer la stabilité et l'efficacité du système de gestion des ressources en eau.



