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L’Égypte présente son rapport stratégique sur les droits de l’homme en Gambie

Écrit par Ziad Abdel Fattah :

Mohamed El-Hefnawy, conseiller à l'ambassade d'Égypte au Sénégal, a participé à la 87e session ordinaire de la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples, qui s'est tenue à Banjul, en Gambie, dans un contexte régional et international marqué par des conflits armés, des crises humanitaires et des violations des droits de l'homme dans de nombreuses régions du continent africain, en plus des transformations rapides dans les domaines de la technologie, de la gouvernance numérique et du changement climatique.

Soumettre des copies de la stratégie égyptienne en matière de droits de l'homme

Lors de sa participation à la session, Al-Hafnawi a remis des exemplaires du Rapport stratégique national de la République arabe d’Égypte pour les droits de l’homme (septembre 2024 – août 2025), ainsi que des exemplaires du Rapport annuel sur les efforts nationaux en faveur de la liberté religieuse en Égypte (2025), au Commissaire chargé du rapport de la République arabe d’Égypte auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples, et au Secrétaire exécutif de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.

45 ans depuis l'adoption de la Charte africaine

Cette session revêt une importance exceptionnelle car elle coïncide avec le 45e anniversaire de l’adoption de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples et le 40e anniversaire de son entrée en vigueur, ce qui en fait une session à la fois évaluative et fondatrice, visant à examiner les résultats du système africain depuis sa création et à réaffirmer l’engagement politique et juridique des États membres, en mettant l’accent sur l’écart de mise en œuvre entre les textes normatifs et la réalité pratique.

Cette session a coïncidé avec un intérêt croissant pour le lien entre les droits de l'homme, la paix, la sécurité et le développement, compte tenu de l'élargissement de l'étendue des conflits armés au Soudan, dans l'est de la République démocratique du Congo et dans la région du Sahel, et des vagues de déplacements forcés et de crises humanitaires qui en résultent.

Les participants ont affirmé que cette session constituait un point de départ pour examiner l'écart entre les textes juridiques et la réalité pratique. Ils ont également souligné que le défi continental réside dans le passage de l'engagement normatif à sa mise en œuvre effective, compte tenu des crises de gouvernance, du terrorisme et de la détérioration des droits humains.

Les recommandations et orientations des participants à la session ont mis l'accent sur la nécessité de passer du discours normatif à la mise en œuvre pratique, et de renforcer l'intégration entre les institutions de l'Union africaine dans ces domaines afin de relever les défis de l'intelligence artificielle, du changement climatique et des déplacements forcés.

Toutes les interventions ont également souligné que ces droits sont devenus un élément essentiel de la stabilité politique et du développement durable en Afrique.

Les participants ont souligné que la période actuelle représente un moment charnière dans l’histoire du système africain, exigeant un passage des belles paroles à la mise en œuvre concrète, et du simple engagement politique à l’action institutionnelle, afin de renforcer la capacité du continent à protéger les droits de ses citoyens et à consolider la stabilité et le développement durable.

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