Le président Sissi participe à une session de discussion sur la réforme de l'architecture financière internationale à Nairobi
Le président expose les priorités égyptiennes et africaines en matière de réforme du système financier mondial.
Reportage spécial : Nairobi
Le président Abdel Fattah al-Sisi a participé aujourd'hui au sommet Afrique-France qui se tient dans la capitale kényane, Nairobi.
L'ambassadeur Mohamed El Shenawy, porte-parole officiel, a déclaré présidenceLe président est arrivé ce matin au Centre international de conférences Kenyatta, où il a été accueilli par le président William Ruto, président de la République du Kenya, et le président Emmanuel Macron, président de la République française.
Le président Sissi assiste à la séance d'ouverture du sommet

Le président a assisté à la séance d'ouverture du sommet, qui comprenait des discours du président kényan, du président français, d'Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies, et de Mahmoud Ali Youssef, président de la Commission de l'Union africaine.
Cette séance a été suivie de la participation du Président à la photo commémorative officielle des dirigeants et chefs de délégation participant au sommet.
Le porte-parole officiel a expliqué que le président avait également participé à la séance de travail consacrée à la réforme de la structure financière internationale et à l’amélioration de l’accès des pays africains à un financement durable, au cours de laquelle il a prononcé le discours de l’Égypte au sommet, abordant les priorités égyptiennes et africaines concernant la réforme du système financier mondial.
Texte du discours du Président lors de la session :

“ Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Excellence, Monsieur le Président Ruto,
Excellence Monsieur le Président/Macron,
Mesdames et Messieurs...
Chefs d'État et de gouvernement
institutions financières internationales et régionales,
Mesdames et Messieurs,
Je tiens d'emblée à remercier sincèrement le gouvernement et le peuple de la République du Kenya pour leur accueil chaleureux et leur hospitalité, et à exprimer ma reconnaissance à mon frère, Son Excellence le Président Ruto, et à Son Excellence le Président Macron, pour avoir initié cet important sommet. J'ai pris note de vos précieuses interventions, qui constituent le fondement d'une réforme de la structure financière mondiale prenant en compte les préoccupations des pays en développement et répondant aux aspirations de leurs populations à un développement harmonieux.
Mesdames et Messieurs,
“ Il n’y a pas de développement sans paix, ni de paix sans développement. ” Nul n’ignore que les tensions géopolitiques croissantes, notamment au Moyen-Orient, ont des conséquences qui fragilisent la stabilité des chaînes d’approvisionnement internationales et affectent négativement la sécurité énergétique et alimentaire, et plus gravement encore, nos pays africains, qui déploient des efforts considérables pour atteindre les objectifs de développement de leurs populations tout en s’efforçant de maintenir leur discipline financière et de maîtriser leur niveau d’endettement.
Invités de marque,
Dans un contexte économique mondial turbulent, marqué par la baisse de l'aide au développement, la conditionnalité croissante de cette aide et les répercussions du changement climatique, la réforme du système financier international est impérative pour parvenir à la paix et au développement. Cela nécessite l'adoption d'une vision globale qui s'attaque au dilemme du financement du développement en renforçant l'efficacité des mécanismes de financement existants et en en introduisant de nouveaux, tels que les échanges de dettes contre des projets de développement et l'augmentation des émissions d'obligations vertes pour financer des projets respectueux de l'environnement, tout en développant des politiques bancaires multilatérales et en mobilisant des financements publics et privés.
Dans ce contexte, je dois souligner la nécessité de briser le cercle vicieux du problème de la dette souveraine, notamment dans les pays africains, dont beaucoup dépensent aujourd'hui plus pour le service de la dette que pour la santé et l'éducation réunies.
Mesdames et Messieurs,
Dans la poursuite des objectifs de développement de nos pays, il convient de souligner l’importance d’encourager les exportations des pays en développement vers les marchés étrangers, de soutenir les opportunités de croissance des industries émergentes sur le continent africain et la nécessité d’une coopération pour appuyer l’activation de l’Accord de libre-échange continental africain, en soutenant les chaînes d’approvisionnement entre les pays africains et en renforçant les capacités et les compétences des jeunes Africains.
Mesdames et Messieurs,
Malgré la succession de crises régionales et internationales, l'Égypte a su poursuivre son ambitieux programme de réformes économiques grâce à un ensemble intégré de mesures visant à maîtriser les politiques budgétaires et monétaires, à développer l'environnement législatif et à offrir des incitations attractives à l'investissement, parallèlement au développement de ses infrastructures routières, de communication, de transport et de logistique. L'Égypte est ainsi devenue une porte d'entrée vers le continent africain, riche de toutes les perspectives et du potentiel d'avenir que recèle ce jeune continent. Nous sommes impatients de renforcer notre coopération avec la France et tous nos partenaires internationaux et régionaux afin de poursuivre les programmes de développement économique et social en Égypte et dans les pays africains.
Mesdames et Messieurs,
Face à un contexte économique mondial turbulent, nous devons unir nos forces pour renforcer la gouvernance économique mondiale et opérer une transformation qualitative de ses institutions, ce qui nous permettra d'élaborer des solutions équitables aux problèmes existants, répondant ainsi aux aspirations de nos populations à atteindre le développement souhaité.
Merci.”



