L'Égypte accueille une réunion pour s'attaquer aux causes profondes des déplacements de population en Afrique.
من خلال تسوية النزاعات وبناء وحفظ السلام
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
La ville a accueilli Ain Sokhna Les 8 et 9 juillet 2026 se tiendra une réunion du Processus de Khartoum afin d'examiner les causes profondes des déplacements de population. Organisée conjointement par l'Égypte et l'Italie, en coopération avec l'Ouganda, qui assure actuellement la présidence du Processus de Khartoum, cette réunion vise à traiter des causes profondes des déplacements de population. Le Processus de Khartoum est un forum de coordination et de consultation politique sur les questions liées aux migrations irrégulières en provenance d'Afrique de l'Est et de la Corne de l'Afrique vers les pays de l'Union européenne. Il regroupe 40 États membres des deux camps, les Commissions de l'Union africaine et de l'Union européenne, et ses activités sont coordonnées par le Centre international pour le développement des politiques migratoires.
L’ambassadeur Amr El-Sherbiny, sous-ministre des Affaires étrangères chargé des affaires multilatérales et de la sécurité internationale, a ouvert la réunion par un discours dans lequel il a souligné l’importance d’adopter une approche globale pour lutter contre les déplacements forcés et les migrations irrégulières, en s’attaquant à leurs causes profondes, notamment les conflits, la fragilité et l’instabilité. Il a également expliqué que les déplacements forcés sont le reflet de l’imbrication des conflits, de la fragilité et des défis économiques et climatiques, et que la gestion des migrations ne peut réussir sans s’accompagner d’efforts visant à instaurer la sécurité et la stabilité.
Liens entre conflit, fragilité et déplacement

La réunion, organisée en trois séances de travail, a examiné les liens entre conflits, fragilité, déplacements de population et mouvements de populations mixtes, et a promu le concept de responsabilité partagée et de solidarité internationale pour s'attaquer aux causes des déplacements. Elle a également abordé les moyens de soutenir le redressement et de renforcer la résilience dans les zones touchées par les conflits, en particulier au Soudan et dans la Corne de l'Afrique. Cette réunion a permis un échange d'expériences sur la coordination des interventions humanitaires et de développement, ainsi que sur les efforts déployés pour soutenir, consolider et maintenir la paix.
L’organisation de cette réunion par l’Égypte confirme le rôle de premier plan et actif de ce pays dans le cadre du processus de Khartoum, notamment un an après avoir accueilli la deuxième conférence ministérielle du processus en avril 2025 et adopté la Déclaration et le Plan d’action du Caire à cette occasion, et sept mois après avoir accueilli à Assouan une réunion thématique sur les voies de migration régulières et la reconnaissance des talents et des qualifications en décembre 2025.
Ces efforts s'inscrivent dans le cadre de la politique égyptienne visant à rendre les migrations sûres, organisées et ordonnées, à s'attaquer aux causes profondes des déplacements et des migrations irrégulières, à ouvrir des voies pour les migrations régulières et la mobilité de la main-d'œuvre et à protéger les droits des migrants.



