Un rapport de l'ONU lie plus étroitement Joseph Kabila à l'alliance ADF/M23 dans l'est de la RDC
L'ONU révèle de nouvelles données sur le rôle de l'ancien président

Écrit par : Mohamed Ragab
Un nouveau rapport des Nations Unies a révélé des indices reliant l'ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, plus étroitement à l'alliance “Alliance du fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23)”, qui contrôle de vastes zones de l'est du pays. Cette évolution pourrait accroître la pression internationale sur l'ancien président alors que le conflit armé se poursuit dans la région.
Le rapport a fait état d'informations selon lesquelles Kapila aurait maintenu des contacts avec des dirigeants de la coalition, et que son rôle dépassait les limites des positions politiques, à un moment où le gouvernement de la République démocratique du Congo et un certain nombre de partenaires internationaux accusent la coalition de déstabiliser l'est du pays.
Accusations croissantes contre l'ancien président
Le rapport de l'ONU intervient des mois après la montée des accusations contre Kabila, car les États-Unis lui ont déjà imposé des sanctions, l'accusant d'avoir apporté un soutien financier à l'alliance AFC/M23 et contribué à attiser le conflit dans l'est de la République démocratique du Congo, des accusations que l'ancien président réfute et qualifie de politiquement motivées.
Les autorités de Kinshasa ont également levé l'immunité parlementaire dont jouissait Kapela en sa qualité de sénateur, dans le cadre de procédures judiciaires relatives aux accusations portées contre lui concernant son soutien à des groupes armés.
Le conflit dans l'est du Congo se poursuit
Les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu sont depuis des années le théâtre d'affrontements entre les forces gouvernementales et les combattants de l'AFC/M23, causant la mort de milliers de personnes et le déplacement d'un grand nombre de civils, sur fond d'avertissements des Nations Unies quant à l'aggravation de la crise humanitaire.
Malgré les efforts régionaux et internationaux pour parvenir à un accord de cessez-le-feu durable, des affrontements éclatent encore dans plusieurs régions, tandis que les parties en conflit s'accusent mutuellement de violer les ententes sécuritaires.
Conséquences politiques et judiciaires
Les observateurs estiment que les conclusions du rapport de l'ONU pourraient renforcer les pressions politiques et juridiques sur Joseph Kabila, notamment dans le contexte des enquêtes en cours sur ses liens avec les rebelles, et de la possibilité de mesures supplémentaires aux niveaux national et international.
En revanche, Capella continue de rejeter toutes les accusations, affirmant qu'elles sont basées sur des allégations non prouvées et qu'elles s'inscrivent dans le cadre du conflit politique national.
Craintes d'une complication des efforts de paix
Les analystes avertissent que la persistance des polémiques sur le rôle de personnalités politiques de premier plan dans le conflit pourrait compliquer les efforts de médiation visant à mettre fin aux combats dans l'Est de la République démocratique du Congo, surtout alors que la crise humanitaire se poursuit et que le nombre de déplacés ne cesse d'augmenter.
Les Nations Unies soulignent que l'instauration d'une paix durable exige que toutes les parties s'engagent à cesser les hostilités, à reprendre le dialogue politique et à garantir que les responsables des violations dans les zones de conflit rendent des comptes.



