Un tribunal nigérian empêche la commission électorale de reconnaître les congrès du Parti démocrate.
Le pouvoir judiciaire nigérian met un terme temporaire à l'escalade du conflit au sein du parti.
Écrit par : Nigéria - Boubacar Sani
En développement judiciaire Un nouvel événement aggrave la crise de leadership au sein de l'un des principaux partis politiques nigérians. Mercredi, la Haute Cour fédérale d'Abuja, la capitale, a rendu une décision empêchant la Commission électorale nationale indépendante de reconnaître ou de valider les résultats de l'élection présidentielle. Participation Lors de toute conférence organisée par la direction intérimaire contestée au sein du parti Congrès démocratique africain.
La décision de la juge Joyce Abdul-Malik a mis un terme temporaire au conflit qui s'intensifiait au sein du parti, après qu'elle a également empêché l'ancien président du Sénat, David Mark, et un certain nombre de personnalités importantes d'interférer dans les pouvoirs des comités exécutifs élus au niveau de l'État, confirmant que leur mandat légal se poursuit jusqu'à la fin de leur mandat ou jusqu'à la tenue de conférences valides conformément à la constitution du parti.
Création d'un comité pour organiser des conférences d'État
L'affaire découle d'une plainte déposée par Norman Obinna et six autres personnes au nom des présidents d'État et des comités exécutifs du parti, contestant la légitimité des actions entreprises par la direction intérimaire, notamment en ce qui concerne la formation d'un comité chargé d'organiser les conférences d'État.
Les procureurs ont affirmé que cette direction n'avait aucune autorité constitutionnelle ou légale pour convoquer de telles conférences ou nommer des comités pour remplacer les structures élues.

Le tribunal a jugé l'affaire digne d'un examen judiciaire, notamment compte tenu des allégations de violation flagrante des dispositions constitutionnelles et légales régissant le fonctionnement des partis politiques.
La juge a fondé sa décision sur l'article 223 de la Constitution nigériane de 1999, qui exige que les partis organisent des élections périodiques sur des bases démocratiques, ainsi que sur des articles de la constitution du parti qui précisent la durée des mandats des postes de direction.
Une violation flagrante de la constitution ou des lois
La Cour a affirmé que le principe de l'indépendance des parties dans la gestion de leurs affaires internes n'empêche pas le pouvoir judiciaire d'intervenir si l'affaire concerne une violation manifeste de la Constitution ou des lois.
Le juge a déclaré que les tribunaux s'abstiennent généralement d'intervenir dans les conflits internes aux partis, mais qu'ils sont tenus d'intervenir lorsque des allégations de violation des droits ou des dispositions constitutionnelles sont soulevées.
Le tribunal a estimé que le comité constitué pour organiser les conférences d'État n'avait aucun fondement dans la constitution du parti et que, par conséquent, toutes les actions qu'il avait entreprises étaient invalides.
Elle a également statué que les comités exécutifs élus dans les États sont les seuls organes légalement autorisés à organiser des conférences locales, ce qui signifie l'annulation de tout arrangement parallèle pris par la direction intérimaire.
Les ordonnances du tribunal interdisaient notamment à la Commission électorale nationale indépendante de reconnaître toute conférence tenue dans le cadre de ces accords, et interdisaient également à David Mark et à d'autres de prendre des mesures susceptibles de perturber le travail des dirigeants élus ou de saper leur autorité au sein du parti.



