Des perles zouloues aux fiançailles à la noix de coco... des coutumes de mariage africaines intrigantes
Anneaux métalliques autour du cou depuis un jeune âge en préparation du mariage
Écrit par Ziad Abdel Fattah :
Les coutumes et traditions de mariage varient dans continent africain De manière frappante, car les héritages culturels de chaque société reflètent sa spécificité et son identité, dans un mélange combinant symbolisme social et rites transmis de génération en génération, et alors que certaines de ces coutumes ont un caractère romantique ou festif, d'autres suscitent de vastes controverses en raison de leurs dimensions humaines et sanitaires.
Traditions sud-africaines... messages d'amour et rituels symboliques

En Afrique du Sud, les rituels liés au mariage varient selon les tribus et les cultures. Chez la tribu zouloue, les filles utilisent des perles colorées pour envoyer des “messages d'amour” porteurs de significations symboliques, où chaque couleur exprime un sens spécifique. Le jeune homme rend visite à la maison de la fille pour comprendre pleinement le message dans un cadre traditionnel qui reflète la profondeur de la communication indirecte.
Chez la tribu Sotho, le père du jeune homme fait la demande en mariage à la famille de la jeune fille. En cas d'acceptation, un pot d'eau lui est présenté comme symbole d'accord. Lors de la visite du jeune homme, un repas lui est servi, mais il le refuse pour confirmer que sa motivation pour le mariage est l'amour et non le besoin.
Dans la culture Ndebele, la mariée subit une période d'isolement de deux semaines au sein de sa famille, à l'abri des regards masculins, avant de sortir vêtue d'une couverture traditionnelle et ombragée par un parasol, un rite qui reflète la transition d'une étape à une autre de sa vie.
Pour la communauté “ Kip Malai ”, les cérémonies de mariage commencent par une demande en mariage à la mosquée, en présence du marié, de son père et de ses proches, suivie de la fixation de la dot, dans un rituel qui allie les traditions islamiques aux coutumes locales.
Les communautés hindoues d’Afrique du Sud pratiquent également divers rituels, certaines mariages se faisant de gré à gré et d’autres par arrangement familial. L’un des rituels de fiançailles les plus marquants est le “ Nishaya Tamboolam ”, qui implique l’échange de feuilles et de fruits de bétel accompagnés de cadeaux, symbolisant l’union.
Afrique de l'Ouest... entre normes de beauté et controverse sociale
Dans certaines régions d'Afrique de l'Ouest, les filles portent des anneaux métalliques autour du cou dès leur plus jeune âge, parfois dès l'âge de trois ans. L'augmentation du nombre de ces anneaux est considérée comme un critère de beauté et une preuve de la préparation au mariage, malgré les critiques concernant leurs effets sur la santé.
En Mauritanie, la tradition du “Leblouh” se démarque, qui consiste à faire prendre du poids aux jeunes filles dès leur plus jeune âge, parfois dès cinq ans, dans le but de les préparer au mariage précoce, car l'excès de poids est considéré comme un indicateur de beauté et de statut social.
Ce rituel est l'une des coutumes les plus controversées, en particulier compte tenu des préoccupations sanitaires et des critiques relatives aux droits de l'homme.
Ces coutumes, malgré leur diversité, reflètent le lien entre le mariage et l'identité culturelle dans les sociétés africaines. Cependant, elles ouvrent également le débat sur la nécessité d'un équilibre entre la préservation du patrimoine et le respect des normes sanitaires et humaines contemporaines.



