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Nations Unies : L’Égypte présente un modèle humanitaire de premier plan en matière d’accueil des réfugiés

La solidarité internationale est devenue une nécessité urgente.

Écrit par Omnia Hassan

Elena Panova, coordinatrice résidente des Nations Unies en Égypte, a affirmé que l'Égypte représente un modèle unique en matière de gestion des questions d'asile et de migration, grâce à sa situation stratégique au carrefour de l'Afrique, du Moyen-Orient et de la Méditerranée, et à ses politiques fondées sur l'intégration des réfugiés et des migrants dans la société plutôt que sur leur isolement dans des camps.

L'Égypte a accueilli des millions de réfugiés au cours des dernières décennies.

Panova a déclaré qu'au fil des décennies, l'Égypte a accueilli des millions de réfugiés, de demandeurs d'asile et de migrants fuyant les conflits et les crises régionales, notamment ceux venant du Soudan, de Palestine et d'autres pays voisins.

Elle a ajouté que le pays accueille actuellement plus d'un million de réfugiés et demandeurs d'asile enregistrés, ainsi qu'environ 1,5 million de migrants appartenant aux groupes les plus vulnérables.

Elle a expliqué que ce qui distingue l'expérience égyptienne, c'est l'approche globale qui permet aux réfugiés et aux migrants de vivre au sein des communautés locales et d'accéder aux services de base, notamment l'éducation, les soins de santé et les services publics, aux côtés des citoyens égyptiens, ce qui reflète un véritable engagement envers les valeurs de dignité humaine et de solidarité.

Panova a ajouté que ce modèle humanitaire impose simultanément des charges importantes aux infrastructures, aux services publics et aux communautés d'accueil, notamment au vu des difficultés économiques que rencontre l'Égypte.

Elle a souligné que les pays accueillant un grand nombre de personnes déplacées ne devraient pas être laissés seuls face à cette responsabilité mondiale.

Elle a souligné que les Nations Unies appellent à dépasser le concept traditionnel d'aide humanitaire pour s'orienter vers des partenariats de développement à long terme, notamment en fournissant des financements au développement, en renforçant la coopération avec les institutions financières internationales, en augmentant les investissements dans les communautés d'accueil et en soutenant les systèmes nationaux qui supportent le plus lourd fardeau de l'accueil des réfugiés et des migrants.

Elle a également plaidé pour l'abandon des politiques fragmentaires qui séparent les réfugiés, les migrants et les communautés d'accueil, soulignant que les solutions durables doivent répondre aux besoins de tous les groupes vivant côte à côte.

Elle a expliqué que la forte baisse de l'aide publique au développement limite considérablement la capacité de la communauté internationale à soutenir les groupes les plus vulnérables.

Elle a souligné que les femmes et les enfants représentent environ 751 000 milliards de réfugiés enregistrés, ce qui en fait les plus touchés par la baisse des financements et l'augmentation des besoins humanitaires.

Elle a conclu en soulignant que la phase actuelle exige une réponse collective plus coordonnée et cohérente, assortie de stratégies nationales en matière de migration et d'asile, afin d'assurer la protection des réfugiés, le soutien aux communautés d'accueil et la promotion de la stabilité et du développement pour tous.

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