Écrit par : Ayman Ragab
Les crimes enregistrés par la police aux Seychelles ont augmenté de 17,51 TP3 TP au cours du premier trimestre 2026 par rapport au trimestre précédent, principalement en raison d'une augmentation des accidents de la route, des crimes liés à la drogue et des crimes signalés par le public, selon le dernier bulletin statistique sur la criminalité, la justice et la sécurité publié par l'Office national des statistiques.
Le rapport indique que la police des Seychelles a enregistré un total de 4 612 cas au cours de la période allant de janvier à mars, contre 3 925 cas au dernier trimestre 2025.
Le nombre de cas détectés par la police — ceux découverts grâce à des activités policières proactives telles que les patrouilles et la surveillance — a augmenté de 191 TP3T, passant de 3 002 à 3 572. Les cas signalés à la police par les membres du public ont également augmenté de 12,71 TP3T, passant de 923 à 1 040.
Les accidents de la route ont augmenté de 18,81 %.
Selon le rapport, l'augmentation des affaires traitées par la police est principalement due aux accidents de la route, aux infractions liées à la drogue et aux atteintes à l'administration de la justice.

Les accidents de la route sont restés la principale cause d'augmentation, avec une hausse de 18,8 %, passant de 2 228 cas au trimestre précédent à 2 646 cas au cours du premier trimestre 2026. Les crimes liés à la drogue ont enregistré l'une des plus fortes augmentations, avec une hausse de 65,8 %, passant de 234 à 388 cas au cours de la même période.
Parallèlement, les crimes liés à l’administration de la justice ont augmenté de 71,41 TP3T, tandis que les crimes liés à l’ordre public ont diminué de 7,51 TP3T.
Parmi les cas signalés, les crimes contre les personnes ont enregistré le plus grand nombre de signalements, passant de 257 à 306 cas. Les vols ont également augmenté de 12,21 milliards de cas pour atteindre 321 cas, tandis que les fraudes sont passées de 47 à 52 cas.
Les cambriolages signalés ont diminué de 16,7%, les infractions sexuelles ont diminué de 22,7% et les infractions à l'ordre public signalées par le public ont diminué de moitié.
Le tribunal du travail a reçu 26 nouvelles affaires au cours du premier trimestre de l'année.
Outre les statistiques policières, le bulletin a également mis en lumière des changements survenus dans d'autres composantes du système judiciaire.
Le tribunal du travail a enregistré 26 nouvelles affaires au cours du premier trimestre, soit une augmentation de 44,41 milliards de dossiers par rapport au trimestre précédent. Cependant, le nombre d'affaires résolues a diminué de manière significative, de 52,41 milliards de dossiers, passant de 42 à 20.

Au Tribunal de la famille, le nombre de requêtes relatives aux affaires familiales a diminué de 10,91 % (TP3T), passant de 92 à 82. Malgré cette baisse, le taux de réussite des médiations a progressé de 43,61 % (TP3T) et le nombre d'enfants impliqués dans des affaires relevant du droit de la famille a atteint 104 au cours du trimestre.
Les décisions en matière de garde d'enfants ont continué de privilégier les mères, avec 55 décisions rendues en leur faveur contre seulement 13 en faveur des pères.
Cependant, les cas de violence domestique ont affiché une tendance inverse. Le nombre de demandes enregistrées a augmenté de 35,41 millions, passant de 127 à 172. Le tribunal a délivré 109 ordonnances de protection au cours du trimestre, tandis que 17 personnes ont été orientées vers l'Unité de prévention, de traitement et de réadaptation en matière de toxicomanie, dont 16 hommes et une femme.
Le rapport fournit également un aperçu des statistiques pénitentiaires du premier trimestre, montrant qu'au cours des trois mois, les prisons des Seychelles ont accueilli 82 détenus condamnés et 61 détenus en détention provisoire.
Le rapport fournit également des informations sur les infractions pour lesquelles les détenus sont incarcérés. Fin mars, les infractions liées aux stupéfiants représentaient la plus grande proportion de personnes condamnées, avec 88 détenus purgeant des peines pour ce type d'infractions. Venaient ensuite les infractions liées à l'administration de la justice (86), le vol (97), le vol qualifié (57), le meurtre, l'homicide involontaire et le meurtre d'enfant (43), ainsi que les infractions relevant du droit de la famille (43). Parmi les personnes en détention provisoire, le vol, les infractions liées aux stupéfiants et les crimes contre les personnes figuraient parmi les chefs d'accusation les plus fréquents.
La majorité des personnes condamnées sont des citoyens des Seychelles.
Le rapport indique également que la majorité des personnes condamnées sont de nationalité seychelloise. Fin mars, on comptait 292 détenus seychellois et 56 détenus étrangers de différentes nationalités. Les statistiques montrent aussi que la plupart des condamnés ont entre 28 et 37 ans, suivis par ceux âgés de 38 à 47 ans, ce qui souligne la surreprésentation des adultes en âge de travailler parmi les détenus.

Fin mars, la prison comptait 428 détenus, dont 387 hommes et 41 femmes. Parmi les condamnés, 161 purgeaient leur première peine, 58 leur deuxième et 115 avaient déjà été incarcérés plus de deux fois.
Le Bulletin statistique sur la criminalité, la justice et la sécurité recueille des données administratives auprès de la police des Seychelles, du tribunal du travail, du tribunal de la famille, des services de probation et du service correctionnel des Seychelles.
L’Office national des statistiques a indiqué que les données de l’Autorité fiscale des Seychelles n’étaient pas disponibles pour cette version en raison de restrictions de déclaration.



