Après des amendements, l'Ouganda adopte une loi controversée sur la protection de la souveraineté.
La loi sur la souveraineté a suscité une vive controverse au Parlement.

Écrit par : Mohamed Ragab
Le Parlement ougandais a adopté une nouvelle loi intitulée “ Loi sur la protection de la souveraineté ”, une mesure qui a suscité une vive controverse tant au niveau national qu'international, malgré des amendements de dernière minute. Le dernier Pour atténuer certaines de ses clauses controversées.
Selon les médias, la loi a été adoptée tard hier soir, à la suite de vifs débats entre législateurs Concernant ses répercussions politiques et économiques.
Modifications visant à assouplir les restrictions
Les amendements comprenaient la suppression d'une clause qui classait les Ougandais vivant à l'étranger comme ” étrangers ”, ainsi que l'exemption de certaines institutions, telles que les organisations médicales, universitaires et religieuses, des restrictions relatives à la réception de financements étrangers, dans le but de contenir les critiques croissantes.


La loi érige en infraction pénale les actes considérés comme promouvant des “ intérêts étrangers contraires aux intérêts de l’Ouganda ” et confère aux autorités le pouvoir de qualifier d“” agents étrangers » les personnes physiques ou morales bénéficiant de financements étrangers. En vertu de ces dispositions, les personnes reconnues coupables encourent des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 20 ans.
Protection de la souveraineté nationale
Pour sa part, la présidente du Parlement, Anita Amonj, a qualifié la loi d“” historique », la considérant comme une étape nécessaire pour protéger la souveraineté nationale.
Le promoteur du projet de loi a également souligné que son objectif est de protéger l'autonomie de l'Ouganda et d'empêcher toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures, notamment en ce qui concerne les activités politiques liées à des entités étrangères.
En revanche, la loi a fait l'objet de vives critiques de la part des organisations de défense des droits humains, notamment Human Rights Watch, qui a averti que sa formulation était “ vague et générale ” et pourrait être utilisée pour cibler les militants et les organisations de la société civile.
L'organisation a fait remarquer que cette loi pourrait entraîner une réduction de l'espace civique dans le pays, qui fait déjà fréquemment l'objet d'accusations de restriction des libertés.
L'opposition met en garde contre les répercussions
Le député d'opposition Gilbert Olania a averti que la nouvelle législation pourrait nuire à l'économie et créer un environnement juridique « punitif » pour les investisseurs et les organisations, mais ses appels à retirer le projet de loi sont restés sans réponse au Parlement.
L’adoption de cette loi intervient alors que le président Yoweri Museveni, au pouvoir depuis près de quatre décennies, continue de gouverner, au milieu d’accusations répétées selon lesquelles son gouvernement mène des politiques dangereuses et réprime l’opposition, ce qui rend cette nouvelle mesure législative encore plus sensible.



