Un complot visant à kidnapper des médecins dans l'État du Plateau au Nigéria… et l'hôpital révèle la vérité
L'hôpital exhorte le personnel à faire preuve de prudence et de vigilance.
Article rédigé par : Abubakar Sani, notre correspondant au Nigéria
L'hôpital spécialisé de l'État de Plateau, au Nigéria, a démenti les informations faisant état de tensions au sein de ses installations, suite aux allégations d'un complot terroriste visant à kidnapper du personnel médical.
Dans un communiqué signé mercredi par Talato Ange, responsable des relations publiques de l'hôpital, la direction a confirmé que l'établissement était sûr et que tous les services fonctionnaient normalement, sans interruption.
Le communiqué indique : “ L’administration de l’hôpital spécialisé de l’État de Plateau à Jos a pris connaissance d’une publication circulant actuellement sur les réseaux sociaux intitulée : “Tensions dans un hôpital public de Plateau en raison d’un complot terroriste visant à kidnapper des médecins et d’autres membres du personnel.” ».
L’administration a expliqué que “ la circulaire mentionnée dans le rapport n’est qu’une circulaire interne et qu’elle fait partie des briefings de sécurité réguliers fournis aux employés. ”.
L’objectif était de les inciter à la prudence et à la vigilance dans l’exécution de leurs tâches quotidiennes, notamment compte tenu des préoccupations sécuritaires actuelles.
Perturbations au sein de l'hôpital
L’administration de l’hôpital a démenti les rumeurs de troubles au sein de l’établissement, ajoutant : “ Il n’y a aucune tension à l’hôpital. Le personnel et les patients poursuivent leurs activités habituelles et tous les services médicaux fonctionnent sans interruption. ”.
Par conséquent, l'administration exhorte le public à ne pas tenir compte de toute information trompeuse ou sensationnaliste susceptible de perturber la stabilité relative dont jouit actuellement l'État. L'hôpital est sûr, pleinement opérationnel et déterminé à fournir des services de santé de haute qualité.
L’administration de l’hôpital a également rassuré les résidents qui souhaitent se faire soigner, en déclarant : “ Nous encourageons le public à continuer de se rendre à l’hôpital pour répondre à ses besoins médicaux, car tout le personnel médical compétent est sur place et prêt à prendre en charge les patients. ”.
Des médecins de l'État ont été enlevés pour soigner les blessés.
Notre correspondant a rapporté qu'une note interne divulguée de l'administration de l'hôpital a soulevé des inquiétudes mardi concernant un projet présumé de bandits et de groupes terroristes visant à kidnapper des médecins de l'État pour soigner les blessés.
La note, datée du 13 avril 2026, indiquait que “ les renseignements ont révélé un plan de groupes terroristes visant à kidnapper du personnel médical, notamment des médecins, des infirmières et d'autres aides-soignants, en particulier dans les États de première ligne, dont l'État de Plateau, afin de soigner leurs membres qui avaient été blessés par balle et avaient subi d'autres blessures physiques lors d'affrontements avec les forces de sécurité. ”.
La note de service décrivait cette évolution comme “ un changement tactique du groupe, visant à préserver sa capacité opérationnelle et à réduire le taux de mortalité parmi ses combattants ”, ajoutant que “ cette tendance représente un risque sérieux pour les professionnels de la santé, en particulier dans les zones reculées ”.
La note conseillait à “ tous les hôpitaux et centres de santé de l’État de sensibiliser leur personnel à la nécessité d’être vigilants et de signaler immédiatement aux services de sécurité toute personne ou tout mouvement suspect afin que ceux-ci prennent les mesures nécessaires, tout en poursuivant les efforts déployés par les services de sécurité pour prévenir tout événement indésirable. ”.
Ce document, qui a largement circulé sur les réseaux sociaux, a suscité une vive inquiétude et a donné lieu à des informations faisant état de “ tensions ” au sein de l'établissement gouvernemental.
L’État du Plateau a connu de fréquents problèmes de sécurité ces dernières années, notamment des attaques de groupes armés et des actes de banditisme dans certaines communautés, ce qui a suscité des inquiétudes quant à la sécurité d’institutions vitales telles que les établissements de santé.



