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Le Sénégal approche d'un tournant constitutionnel susceptible de déclencher une lutte de pouvoir interne.

Les amendements prévoient notamment la création d'une cour constitutionnelle et d'une commission électorale.

Écrit par : Mohammed Omran

Détente Parlement sénégalaisLundi matin, une séance publique s'est tenue pour voter sur un projet de loi relatif à la révision de la constitution, présenté par le bloc parlementaire du parti au pouvoir PASTEF, qui suscite la controverse dans les milieux politiques sénégalais.

Malik Ndiaye, premier vice-président du Parlement et dirigeant du parti PASTEEF, a déclaré dimanche lors d'une conférence de presse que le projet de révision constitutionnelle “ est le fruit de plusieurs années de dialogue ”, ajoutant qu'il s'agit d'une “ réforme impersonnelle, car elle n'a pas été conçue pour protéger ou cibler qui que ce soit ”.

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En revanche, le porte-parole de la présidence sénégalaise, Abdoulaye Tine, a considéré la réforme constitutionnelle envisagée comme “ une supercherie déguisée en révision constitutionnelle ”, faisant remarquer qu’elle est comme ” l’arbre qui cache la forêt ”.

L’ancienne Première ministre Aminata Touré, superviseure générale de la coalition “ Diomaye Raïssa ”, s’est également fermement opposée à l’article qui autorise le président de la République à diriger un parti politique en même temps que la présidence.

Parmi les principales mesures incluses dans la proposition constitutionnelle figurent “ la création d’une cour constitutionnelle ”, ” un organe indépendant chargé des élections ”, ” la limitation des pouvoirs du président ”, ” l’interdiction pour les ministres d’exercer les fonctions de chef d’une autorité exécutive locale ”, ” une définition juridique de la haute trahison ” et ” le renforcement de l’obligation de déclarer son patrimoine ”.

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Une fois adopté par une majorité des trois cinquièmes des membres de l'Assemblée nationale, le texte sera présenté au président de la République, qui pourra soit le ratifier, soit le soumettre à un référendum populaire.

Cette proposition intervient dans un contexte de conflit de grande ampleur entre le président Basiru Diomae Faye et le président du Parlement, Ousmane Sonko, qui a été démis de ses fonctions gouvernementales en mai dernier.

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