
Écrit par : Mohammed Omran
À l'heure où les appels se multiplient pour mettre en lumière la diversité culturelle et humaine du continent africain, l'artiste soudanais a souligné Islam Moubarak L'art est l'un des outils les plus importants pour corriger les stéréotypes et présenter les sociétés africaines de manière plus réaliste et plus profonde.
L'artiste Islam Mubarak déclare à Zoom Africa News : « Je m'efforce de présenter le peuple africain au-delà des stéréotypes. »
Dans une interview exclusive accordée à Zoom Africa News, Mubarak a déclaré que l'interprétation de personnages africains exige une véritable compréhension de leurs nuances humaines et culturelles, dépassant les stéréotypes préconçus qui réduisent souvent les Africains à une image unique. Elle a ajouté que sa première étape dans la préparation d'un rôle consiste à éliminer les idées préconçues et les stéréotypes, car les Africains possèdent des expériences et des histoires diverses qui ne peuvent être réduites à un seul modèle.

Elle a expliqué que la préparation artistique d'un personnage ne se limite pas à la mémorisation du texte ou à l'étude des événements, mais inclut également une recherche sur le contexte socioculturel du personnage, la compréhension de ses habitudes quotidiennes, de sa façon de penser, de ses sentiments et des difficultés qu'il rencontre. Elle a souligné qu'elle porte toujours une attention particulière aux petits détails concernant le personnage, convaincue que ce sont ces détails qui confèrent à l'interprétation son authenticité et permettent au public de s'identifier davantage à l'œuvre.
Mubarak a souligné que le plus grand défi pour un artiste qui représente un personnage africain est de trouver un équilibre entre réalisme et dimension dramatique, afin que le personnage apparaisse naturellement, loin de toute exagération ou simplification.
L'artiste soudanais a souligné l'importance du théâtre et du cinéma pour construire des ponts de communication entre les peuples et promouvoir la connaissance mutuelle entre les sociétés africaines et arabes, insistant sur le fait que le soft power a un impact considérable sur l'évolution des idées dominantes et la promotion du rapprochement culturel.
Elle a conclu en soulignant que l'avenir de l'art africain est prometteur, notamment grâce à l'intérêt croissant pour les récits locaux et la diversité des expériences humaines, exprimant son espoir de participer à des productions communes qui mettent en lumière la richesse et la diversité culturelle et civilisationnelle du continent africain, et qui offrent au public l'occasion de découvrir l'Afrique du point de vue de ses habitants.



