Ahmed Salem
La police sud-africaine enquête sur le meurtre d'un citoyen malawite de 29 ans lors d'une marche contre les immigrants illégaux dans le bidonville de Gika Go à Pietermaritzburg.
Deux autres personnes ont été blessées lors de l'attaque de vendredi. Les manifestations menées par le groupe anti-immigration March and March auraient dégénéré en violences après qu'une femme a affirmé qu'un proche avait été tué par des Malawites.
Des centaines de personnes originaires du Malawi vivent dans des camps à Pietermaritzburg, suite à l'attaque survenue dans cette ville, capitale de la province du KwaZulu-Natal.
Un autre groupe se trouve dans la ville voisine de Durban, attendant son retour chez lui tandis que les efforts se poursuivent pour les rapatrier.
Les attaques contre les migrants s'intensifient en Afrique du Sud
Le mouvement March and March a intensifié ses protestations ces derniers mois, coordonnant des manifestations de masse et fixant au 30 juin la date limite pour que tous les étrangers non enregistrés quittent le pays.
Cet avertissement n'a aucun fondement juridique, mais il a déjà conduit des milliers de personnes à fuir d'autres pays africains, notamment le Ghana, le Nigeria, le Malawi et le Mozambique.
Les tensions s'exacerbent à l'approche des manifestations anti-immigrants illégaux prévues dans tout le pays le 30 de ce mois.
Les forces de l'ordre ont renforcé leur dispositif opérationnel dans les neuf comtés, avec des plans en place pour protéger les communautés, les infrastructures critiques et les espaces publics.
Le ministre de la Police a adressé un avertissement aux manifestants, déclarant que cela ne serait pas toléré et que personne n'était autorisé à porter d'armes pendant les manifestations.



