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Depuis N'Djamena, la Banque mondiale place l'eau au cœur du développement futur de l'Afrique.

La Banque mondiale vise à améliorer l'accès à l'eau pour plus d'un milliard de personnes.

Écrit par : Mohammed Omran

Le vice-président du Groupe de la Banque mondiale pour l'Afrique de l'Ouest et l'Afrique centrale a appelé à AfriqueOusmane Diagana a exhorté les pays africains à accroître leurs investissements dans le secteur de l'eau, élément clé pour parvenir à un développement durable et accélérer la croissance économique, soulignant que garantir la sécurité de l'eau est devenu un enjeu stratégique lié à l'avenir du développement et de la prospérité du continent.

Depuis N'Djamena, la Banque mondiale appelle à placer l'eau au cœur des politiques de développement en Afrique.

Cet appel a été lancé lors du Forum africain de l'eau qui s'est tenu mercredi dans la capitale N'Djamena et qui réunit des dirigeants, des responsables et des experts de tout le continent ainsi que des partenaires internationaux du développement afin de discuter des perspectives de développement des infrastructures hydrauliques et d'amélioration de la gestion des ressources naturelles.

Dans son discours, M. Diagana a félicité le Tchad d'avoir accueilli cet événement continental, saluant les efforts du président Mohamed Idriss Déby, du gouvernement tchadien et de l'Union africaine pour avoir offert une plateforme de dialogue sur l'une des questions les plus urgentes de l'Afrique. Il a également salué le rôle de la directrice générale des opérations de la Banque mondiale, Anna Bjerde, dans le soutien apporté aux programmes de développement des pays en développement.

Le responsable international a expliqué que l'impact du secteur de l'eau ne se limite pas à la fourniture de services essentiels à la population, mais constitue également un pilier économique à multiples facettes qui soutient environ un milliard d'emplois dans le monde, dont environ 85 millions sur le continent africain, dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie, de l'industrie et des services urbains.

Il a souligné que l'amélioration de l'accès à l'eau et aux services d'assainissement contribue à stimuler la productivité et à réduire les fardeaux sanitaires et économiques causés par les maladies et les catastrophes naturelles, notant que les investissements dans l'eau représentent l'un des outils les plus efficaces pour lutter contre la pauvreté et renforcer la résilience face aux effets du changement climatique.

Diagana a souligné que le lien entre sécurité hydrique et développement économique est plus évident que jamais, expliquant que le manque d'infrastructures et la mauvaise gestion des ressources en eau imposent des contraintes directes sur l'investissement, la production et la croissance.

Dans ce contexte, il a révélé que la Banque mondiale et ses partenaires œuvrent dans le cadre d'une vaste initiative internationale visant à élargir l'accès à l'eau potable et à promouvoir une gestion durable des ressources en eau, ce qui améliorera les conditions de vie de plus d'un milliard de personnes d'ici 2032.

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