L'Accord de libre-échange continental africain entre dans une nouvelle phase de mise en œuvre lors d'une réunion au Nigéria.
Face aux défis mondiaux, l'Afrique s'efforce de dynamiser le commerce intra-africain.

Écrit par : Badr Ahmed
Le ministre zimbabwéen des Affaires étrangères et du Commerce international, le professeur Dr Amon Murwera, est arrivé lundi à Abuja, la capitale nigériane, à la tête d'une délégation officielle pour participer à la 18e réunion du Conseil des ministres chargés du commerce dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), prévue le 30 juin 2026.
L'Afrique reconsidère l'avenir de la plus grande zone de libre-échange du monde.
Cette réunion intervient à un moment où les pays africains cherchent à accélérer la mise en œuvre de l'accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), qui est le plus grand bloc commercial au monde en termes de nombre de pays participants et un pilier essentiel du renforcement de l'intégration économique entre les pays du continent.
Lors de la session ministérielle, les ministres devraient discuter du rapport des hauts fonctionnaires chargés du commerce, ainsi que des questions stratégiques les plus importantes liées à la mise en œuvre de l'accord, notamment l'évolution rapide des politiques commerciales mondiales et leurs implications pour le commerce africain, les efforts d'industrialisation et la voie de l'intégration économique régionale.

Les discussions porteront également sur les défis et les opportunités auxquels sont confrontés les États membres dans le contexte des transformations économiques mondiales, en mettant l'accent sur les moyens de renforcer le commerce intra-africain, de supprimer les obstacles à la circulation des biens et des services et d'accroître les investissements sur le continent.
Le Zimbabwe a réaffirmé son engagement à soutenir les efforts d'intégration économique régionale et à collaborer avec les États membres pour mettre en œuvre avec succès l'accord sur la zone de libre-échange continentale, en tant que moteur essentiel pour parvenir à une croissance économique inclusive et durable.
Harari estime que cet accord représente une opportunité stratégique pour dynamiser le commerce intra-africain, diversifier les économies nationales et soutenir le développement industriel, contribuant ainsi à la création d'emplois et à la réalisation d'un développement durable sur l'ensemble du continent.
Cette réunion revêt une importance particulière au regard des défis auxquels est confrontée l’économie mondiale, alors que les ministres cherchent à formuler des positions communes qui renforcent la capacité de l’Afrique à faire face aux changements du commerce international et à tirer profit du marché africain unifié, qui comprend plus d’un milliard de personnes, de manière à soutenir les objectifs de développement économique et à renforcer la position du continent dans le système commercial mondial.



