Mali, Burkina Faso et Niger entament officiellement les procédures de retrait de la Cour pénale internationale

Écrit par : Mohamed Ragab
Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont officiellement entamé les procédures de retrait de la Cour pénale internationale, après le dépôt de leurs notifications auprès du Secrétaire général des Nations Unies, amorçant ainsi un délai légal d'un an avant que le retrait ne devienne effectif, conformément aux dispositions du Statut de Rome.
Les trois pays sont dirigés par des conseils militaires arrivés au pouvoir par des coups d'État successifs, et sont membres de l'Alliance des États du Sahel, qui a récemment adopté une politique de révision de ses relations avec un certain nombre d'institutions régionales et internationales.
المحكمة الجنائية الدولية تعرب عن أسفها
La présidence de l'Assemblée des États parties à la Cour pénale internationale a déploré la décision des trois pays, soulignant que les retraits pourraient affaiblir les efforts internationaux visant à lutter contre l'impunité et saper les efforts visant à rendre justice aux victimes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité.
La Cour a affirmé que le retrait d'un État n'annule pas ses obligations juridiques relatives aux questions et procédures initiées avant l'entrée en vigueur.
Pays du Sahel : la Cour est devenue un outil politique
وبررت حكومات مالي وبوركينا فاسو والنيجر قرارها بأن المحكمة الجنائية الدولية تحولت إلى “أداة للهيمنة والاستعمار الجديد”، معتبرة أنها تطبق العدالة بصورة انتقائية ولا تراعي سيادة الدول الأفريقية.
Cette situation s'inscrit dans une orientation politique plus large adoptée par les gouvernements des pays du Sahel pour remodeler leurs relations avec les institutions internationales, après s'être retirés précédemment de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et avoir renforcé leur coopération sécuritaire et politique au sein de l'Alliance des États du Sahel.
Un an avant le retrait
Conformément à l'article 127 du Statut de Rome, le retrait ne prend pas effet immédiatement, mais il entre en vigueur un an après la date de réception de la notification officielle par les Nations Unies.
Et pendant cette période, les trois États restent légalement liés par leur coopération avec la Cour dans les affaires relevant de sa compétence, y compris toute enquête ou procédure en cours avant la date de retrait.
مخاوف حقوقية من اتساع دائرة الإفلات من العقاب
وأثارت الخطوة انتقادات واسعة من منظمات حقوق الإنسان، التي حذرت من أن انسحاب دول الساحل قد يحرم آلاف الضحايا من فرصة اللجوء إلى العدالة الدولية، خاصة في ظل استمرار النزاعات المسلحة وتصاعد الانتهاكات في المنطقة.



